Publié le 30-06-2026

Pourquoi 35°C en Europe peuvent être plus dangereux que 50°C dans le monde arabe

Lors des vagues de chaleur, l’Europe enregistre des températures avoisinant les 35°C, tout en faisant face à des cas de stress thermique et à des décès liés à la chaleur. À l’inverse, plusieurs régions du monde arabe connaissent des températures dépassant 45 à 50°C, avec des conséquences généralement moins sévères.



Pourquoi 35°C en Europe peuvent être plus dangereux que 50°C dans le monde arabe

Cette différence soulève une question récurrente : comment une température plus faible peut-elle être plus dangereuse qu’une température plus élevée ?

Le stress thermique ne dépend pas uniquement de la température

Les spécialistes expliquent que le risque ne dépend pas seulement du thermomètre, mais de ce que l’on appelle le stress thermique, qui résulte de la combinaison de plusieurs facteurs climatiques, environnementaux et physiologiques.

Ainsi, une température plus basse peut s’avérer plus dangereuse selon les conditions dans lesquelles elle est ressentie.

L’humidité, un facteur déterminant

En Europe, les vagues de chaleur s’accompagnent souvent d’un taux d’humidité élevé, ce qui réduit l’évaporation de la sueur, principal mécanisme de refroidissement du corps.

Lorsque cette évaporation est limitée, la température interne du corps augmente, même si la température extérieure reste inférieure à celle observée dans d’autres régions.

Le rôle des infrastructures

Les bâtiments européens ont, pour beaucoup, été conçus pour conserver la chaleur en hiver plutôt que pour évacuer la chaleur en été.

À cela s’ajoute une utilisation encore limitée de la climatisation dans plusieurs pays, ce qui peut rendre l’intérieur des habitations plus chaud que l’extérieur durant les épisodes de canicule.

Pourquoi la chaleur est-elle mieux supportée dans certaines régions ?

À l’inverse, une grande partie du monde arabe bénéficie d’un climat plus sec durant les périodes de fortes chaleurs, permettant une évaporation plus efficace de la sueur.

Par ailleurs, le recours généralisé aux systèmes de climatisation réduit considérablement l’impact des températures élevées sur l’organisme.

Conclusion scientifique

La dangerosité d’une vague de chaleur ne se mesure donc pas uniquement à la température affichée, mais au stress thermique, qui dépend de plusieurs éléments :

La température de l’air

L’humidité

La ventilation

Le mode de vie et les infrastructures

Ainsi, une température de 35°C dans un environnement humide et mal ventilé peut être plus dangereuse pour la santé qu’une température de 50°C dans un climat sec et climatisé.



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