Publié le 24-06-2026
Maladie de la pastèque : Anissa Yahyaoui apporte des explications scientifiques
La docteure-chercheuse Anissa Yahyaoui a fourni des explications scientifiques concernant la maladie qui a touché les cultures de pastèque dans plusieurs régions, notamment le gouvernorat de Kairouan. Elle a confirmé que les analyses de laboratoire montrent qu’il ne s’agit ni de maladies virales ni de pathologies connues telles que le Fusarium ou l’oïdium.

La véritable maladie : champignons du genre Colletotrichum
La chercheuse explique que la maladie est causée par un champignon appartenant au genre Colletotrichum, responsable de l’anthracnose. Cette maladie affecte les parties aériennes de la plante, notamment la tige, les feuilles et les fruits. Elle précise que l’identification exacte du champignon nécessite une analyse moléculaire (PCR et séquençage), permettant de déterminer précisément la souche responsable.
Importance de l’identification du pathogène
La chercheuse, directrice du laboratoire LSVS spécialisé dans l’analyse des sols, de l’eau et des maladies des plantes, souligne que l’identification précise du pathogène est essentielle pour choisir le traitement adapté au bon moment, surtout lorsque certaines cultures ne sont pas encore totalement touchées. Elle ajoute que des interventions au niveau du sol sont possibles, car ces champignons peuvent survivre plusieurs années et réinfecter les cultures lors des saisons suivantes.
Causes de la propagation de la maladie
La propagation de la maladie est liée à plusieurs facteurs : - des semences contaminées non contrôlées sur le plan sanitaire - un déséquilibre de fertilisation provoquant un stress sur la plante - la combinaison de températures élevées et d’une forte humidité - un manque de contrôle phytosanitaire sur certaines semences Ces conditions favorisent fortement le développement des maladies fongiques.
Risques de persistance dans le sol
La chercheuse avertit que ces champignons peuvent rester dans le sol pendant plusieurs années, entraînant des contaminations répétées lors des saisons agricoles suivantes, ce qui augmente les pertes pour les agriculteurs en cas d’absence d’intervention rapide.
Traitement et prévention
La lutte contre cette maladie repose sur une stratégie combinée : - traitements chimiques - solutions biologiques Cette approche vise à éviter les phénomènes de résistance des champignons, en insistant sur l’importance de l’alternance des traitements.
