Publié le 12-06-2026

Alerte urgente : le VIH/sida pourrait connaître une forte résurgence

Les Nations unies ont averti que les efforts mondiaux de lutte contre le virus de l’immunodéficience humaine (VIH/sida) font face à ce qu’elles qualifient de « plus grande tempête jamais connue », en raison des fortes réductions de l’aide internationale, qui commencent à compromettre des décennies de progrès dans la lutte contre la maladie.



Alerte urgente : le VIH/sida pourrait connaître une forte résurgence

Des chiffres alarmants en 2025

Selon un nouveau rapport du Programme commun des Nations unies sur le VIH/sida (ONUSIDA), le nombre de décès liés à la maladie en 2025 a atteint au moins 570 000 cas, soit plus du double de l’objectif mondial fixé pour cette année dans le cadre du plan visant à mettre fin à l’épidémie d’ici 2030.

Un avertissement sur la “plus grave perturbation” depuis le début de la lutte

La responsable onusienne Winnie Byanyima a déclaré à l’Independent que la réponse mondiale au virus traverse « la plus grave perturbation depuis que le monde s’est uni pour combattre cette maladie ». Elle a ajouté que la baisse des financements, la réduction de l’espace de la société civile et la criminalisation persistante des populations marginalisées constituent un choc majeur pour la riposte mondiale.

Une baisse des financements aux conséquences directes

Le rapport indique que le financement mondial de l’aide au développement a reculé de 23 % l’année dernière, la plus forte baisse jamais enregistrée. Cette diminution a eu un impact direct sur les programmes de prévention et de traitement, notamment en Afrique subsaharienne, fortement dépendante des financements extérieurs.

Hausse des infections et recul de la prévention

Le rapport révèle également une augmentation des nouvelles infections chez les femmes et les jeunes filles en Afrique subsaharienne, avec environ 3 000 nouveaux cas par semaine. D’autres régions comme l’Amérique latine, le Moyen-Orient, l’Afrique du Nord et certaines parties de l’Asie enregistrent également une hausse des infections.

Par ailleurs, l’utilisation du traitement préventif quotidien PrEP a chuté d’environ 40 % entre 2024 et 2025 dans 62 pays, tandis que les budgets consacrés aux moyens de protection ont diminué de plus de 90 % dans certains États.

Un risque de résurgence de l’épidémie

Winnie Byanyima a averti que, sans action urgente, le virus pourrait repartir à la hausse, entraînant une augmentation des nouvelles infections et des décès. Elle a toutefois affirmé que l’élimination du sida d’ici 2030 reste possible, précisant que « l’obstacle est politique, pas scientifique ».



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