Publié le 11-06-2026
Tunisie : pas de solution actuelle pour le traitement des déchets de batteries
Le directeur des déchets industriels et spéciaux à l’Agence nationale de gestion des déchets, Khemais Oueslati, a déclaré ce jeudi 11 juin 2026 que la Tunisie ne dispose pas, à l’heure actuelle, de solution pour le traitement des déchets de batteries.

Stockage en attendant une solution
Invité de l’émission “Yom Saïd” sur les ondes de la Radio nationale, il a expliqué que l’agence se charge actuellement de la collecte et du stockage des déchets de batteries dans des conteneurs en fer et en plastique hermétiquement fermés et étanches, en attendant la mise en place de solutions de traitement adaptées.
Il a précisé que le traitement de ce type de déchets est très coûteux, tandis que les quantités collectées ne justifient pas, selon lui, la création d’une infrastructure dédiée.
150 000 tonnes de déchets industriels par an
Par ailleurs, M. Oueslati a indiqué que le volume des déchets industriels et dangereux en Tunisie est estimé à environ 150 000 tonnes par an.
Il a ajouté qu’environ 100 entreprises interviennent dans le traitement de ces déchets, et qu’un partenariat avec un acteur privé est prévu prochainement pour exploiter les installations pendant une durée de 20 ans.
Déchets médicaux : une capacité de traitement supérieure aux quantités
Le responsable a également évoqué le secteur des déchets médicaux, précisant que 11 entreprises sont spécialisées dans le traitement des déchets issus des hôpitaux publics et des établissements de santé privés.
Il a souligné que la capacité totale de traitement atteint 23 000 tonnes, dépassant ainsi les volumes produits, estimés à 18 000 tonnes par an, dont environ 7 000 tonnes de déchets dangereux.
Défis environnementaux et coûts élevés
Ces chiffres mettent en évidence, selon le responsable, des défis liés au coût élevé du traitement et à la nécessité de renforcer le système de gestion des déchets industriels et médicaux afin de protéger l’environnement et la santé publique.
