Publié le 07-05-2026
77 % des chefs d’entreprise tunisiens jugent le climat économique défavorable
Trois facteurs majeurs influencent les entreprises
Anis Laadhar, Associé EY Parthenon Leader, a indiqué que les résultats du baromètre EY 2026 des entreprises en Tunisie mettent en évidence trois principaux facteurs ayant un impact direct sur l’activité économique : le climat économique, le climat d’investissement et la situation politique.

Une perception toujours négative du contexte économique
Invité de l’émission Expresso ce jeudi 7 mai 2026, il a souligné que ces facteurs influencent les entreprises de manière continue depuis 2021. Selon lui, près de 77 % des chefs d’entreprise estiment que le climat économique général reste défavorable.
Une dynamique de croissance malgré les difficultés
Malgré ce contexte, plus de la moitié des entreprises déclarent avoir enregistré une croissance en 2025. Par ailleurs, environ 80 % des dirigeants anticipent une stabilité en 2026, tandis qu’une partie des entreprises prévoit une poursuite de la croissance.
Une résilience économique confirmée
Anis Laadhar estime que ces résultats traduisent une forme de résilience des entreprises tunisiennes. Il précise qu’une perception prudente du climat économique n’empêche pas les entreprises de poursuivre leur développement.
Un climat d’investissement encore mitigé
Concernant l’investissement, l’évaluation reste globalement réservée, même si 32 % des chefs d’entreprise anticipent une amélioration du climat d’investissement. Environ 50 % déclarent également leur intention d’investir dans la période à venir.
La fiscalité au cœur des préoccupations
Le baromètre EY 2026 révèle également un changement dans les priorités des dirigeants, les pressions fiscales devenant pour la première fois la principale préoccupation, devant la situation économique.
Des inquiétudes liées au cadre fiscal et administratif
Selon Anis Laadhar, cette préoccupation est liée au manque de stabilité et de clarté des politiques fiscales, ainsi qu’au sentiment d’inéquité entre le secteur structuré et l’économie parallèle. Il a également évoqué la faiblesse des services administratifs en matière de délais, de simplification des procédures et d’accompagnement des entreprises.
