Publié le 04-05-2026
Moutons de sacrifice : flambée des prix jusqu’à 1 500 dinars, l’OTIC tire la sonnette d’alarme
Moutons de sacrifice : des prix jugés « irrationnels » par l’OTIC
Les prix des moutons de sacrifice continuent de susciter la polémique en Tunisie. Le président de l’Organisation tunisienne pour informer le consommateur (OTIC), Lotfi Riahi, a dénoncé, ce lundi 04 mai 2026, des tarifs qu’il qualifie d’« excessifs et dénués de toute rationalité ». Selon lui, les prix oscillent actuellement entre 800 et plus de 1 500 dinars par tête.

Un manque de visibilité sur le cheptel
Intervenant sur les ondes de Jawhara FM, Lotfi Riahi a expliqué cette flambée des prix par un déficit de transparence concernant l’état du cheptel national. Il a notamment pointé l’absence de données fiables sur le nombre total de têtes disponibles, la répartition entre mâles et femelles, ainsi que le volume exact d’animaux destinés au sacrifice.
Des coûts de production en forte hausse
Le président de l’OTIC a également rappelé que les éleveurs traversent une crise importante, liée notamment au doublement des prix de l’aliment de bétail. À cela s’ajoute la hausse du coût du fourrage, ce qui pèse lourdement sur les charges de production et impacte directement les prix de vente.
Le rôle controversé des intermédiaires
Autre facteur pointé du doigt : le rôle des intermédiaires dans les circuits de distribution, notamment au niveau des points de vente comme la Rahba. Selon Lotfi Riahi, ces acteurs imposeraient des prix déconnectés de la réalité des coûts, en privilégiant des marges jugées excessives, au détriment du consommateur.
Vers une intervention de l’État
Face à cette situation, le ministère du Commerce aurait élaboré une stratégie visant à encadrer les prix et réguler le marché, afin de limiter les dérives et contenir la hausse des tarifs.
Une réforme jugée urgente
En conclusion, Lotfi Riahi a insisté sur la nécessité d’une réforme en profondeur de la filière des viandes rouges, qu’il considère comme un levier essentiel pour préserver le pouvoir d’achat des Tunisiens et assurer un fonctionnement plus transparent du marché.
