Publié le 22-04-2026

Citroën en plein naufrage : La fin d’un mythe automobile pour les foyers tunisiens ?

Jadis fleuron de l’ingénierie mondiale et marque de prédilection pour de nombreux Tunisiens en quête de confort et de robustesseCitroën traverse aujourd'hui la crise la plus grave de son histoire centenaire. 



Citroën en plein naufrage : La fin d’un mythe automobile pour les foyers tunisiens ?

En mai 2025, au niveau mondial le constructeur a changé de direction pour la quatrième fois en cinq ans, témoignant d'une instabilité chronique au sein du groupe Stellantis. En Tunisie sa relance après plusieurs années d'absence ne s'est pas aussi bien faite...

De la gloire technologique au scandale industriel

Le contraste est brutal. Dans les années 90 et 2000, Citroën régnait grâce à ses innovations comme les suspensions hydropneumatiques de la Xantia ou le prestige de la C6 présidentielle. Aujourd'hui, l'image de marque est ternie par une série de scandales techniques majeurs.

Les moteurs PureTech, connus pour leurs casses prématurées liées à la courroie de distribution, et les BlueHDI ont brisé le lien de confiance avec les automobilistes. À cela s'ajoute l'affaire des airbags Takata défectueux, ayant entraîné des rappels massifs et, tragiquement, des accidents mortels.

Le piège du low-cost mal maîtrisé

Sous l'impulsion de Carlos Tavares, Citroën a été dépossédée de son segment premium au profit de la marque DS. Reléguée à une stratégie low-cost mal définie, la marque peine à rivaliser avec Dacia, qui propose désormais de meilleurs véhicules pour moins cher. Le lancement de la nouvelle C3 en 2024 a d'ailleurs été marqué par des bugs logiciels majeurs, conséquence d'un développement fragmenté entre l'Europe, l'Inde et le Maroc.

Une identité en perdition

Avec une part de marché européenne passée de 6 % à 2,7 % en seulement quinze ans, l'avenir de la marque est en suspens. Pour Xavier Chardon, le nouveau dirigeant, la mission s'annonce titanesque : réconcilier un réseau de concessionnaires épuisés, rassurer une clientèle vieillissante et, surtout, redonner une raison d'exister à une marque qui semble avoir perdu son âme et son cap technologique.

Pour les Tunisiens, longtemps attachés à la fiabilité des chevrons, ce déclin pose une question cruciale : Citroën peut-elle encore rebondir ou est-elle condamnée à l’effacement face à une concurrence mondiale impitoyable ?



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