Publié le 25-01-2026
Hôpitaux fragiles, médecins en exode : une alerte pour le système de santé
Le secrétaire général du syndicat des médecins, pharmaciens et médecins dentistes hospitalo-universitaires, Mohamed Adnane Hanchi, a affirmé, ce jeudi 25 janvier 2026, sur les ondes de Mosaïque FM, que les causes de la migration des médecins sont principalement liées aux conditions de travail dans les hôpitaux publics, lesquels souffrent d’un manque important de ressources humaines, matérielles et d’équipements.

Il a expliqué que les causes profondes résident dans la faiblesse du financement et l’accumulation des dettes dans le secteur public de la santé. À ce titre, il a indiqué que les créances non réglées par les structures publiques de santé envers la Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM) ont dépassé, jusqu’à octobre 2025, 1 977 millions de dinars, tandis que les dettes non réglées par la Pharmacie centrale envers la CNAM ont atteint 529 millions de dinars. Le total des dettes du secteur public de la santé s’élève ainsi à 3 585 milliards de millimes, reflétant la situation financière critique et la fragilité que traverse l’hôpital public.
Mohamed Adnane Hanchi a ajouté que parmi les autres causes figure le système de médecine de famille, mis en œuvre sans évaluation préalable, ce qui a conduit, selon lui, à la sortie et à l’exportation des médecins vers l’étranger, constituant une véritable hémorragie des ressources humaines.
Il a également souligné que la faiblesse des salaires des médecins, comparés à ceux pratiqués dans les pays voisins ou dans les pays d’accueil, constitue un autre facteur majeur de la migration. Enfin, il a pointé la multiplication des actes de violence dans les hôpitaux, un phénomène qui aggrave la crise et menace la stabilité du système public de santé.
