Publié le 15-12-2009

Le Cinéma Tunisien à la Lumière de la Modernité de Sonia Chamkhi

Auteure, réalisatrice, et enseignante universitaire, Sonia Chamkhi est une femme aux multiples talents.  Après un premier essai : Cinéma Tunisien Nouveau, Parcours Autres (Prix Zoubeida B’Chir de la Recherche Scientifique, 2003), un premier roman : Leïla ou la Femme de l’Aube (Prix Comar du premier roman, 2009), Sonia Chamkhi nous revient avec Le Cinéma Tunisien à la Lumière de la Modernité.



Le Cinéma Tunisien à la Lumière de la Modernité de Sonia Chamkhi

Auteure, réalisatrice, et enseignante universitaire, Sonia Chamkhi est une femme aux multiples talents.  Après un premier essai : Cinéma Tunisien Nouveau, Parcours Autres (Prix Zoubeida B’Chir de la Recherche Scientifique, 2003), un premier roman : Leïla ou la Femme de l’Aube (Prix Comar du premier roman, 2009), Sonia Chamkhi nous revient avec Le Cinéma Tunisien à la Lumière de la Modernité, une étude du cinéma tunisien entre 1996 et 2006, à travers l’analyse textuelle et esthétique de cinq films qui ont marqué cette décennie : Essaida de Mohamed Zran (1996), Demain, je brûle de Mohamed Ben Ismaïl (1998), Khorma de Jilani Saâdi (2003), Satin Rouge de Raja Amari (2001) et VHS, Kahloucha de Néjib Belkadhi (2006).

Le livre n’est pas uniquement destiné aux professionnels, bien au contraire, les amateurs de cinéma auront du plaisir à déchiffrer les films et leurs structures, à comprendre l’au-delà de la simple histoire racontée à l’écran. Une lecture aussi bien scientifique qu’artistique d’un cinéma tunisien pas forcément euphorique, et un décryptage d’une nouvelle génération de cinéastes, qui, à l’image de leurs prédécesseurs, puisent leur inspiration dans le regard d’une société tunisienne anachronique. Avec son nouvel ouvrage et son écriture très subtile, Sonia Chamkhi nous offre la possibilité, de mieux comprendre le cinéma tunisien et ses tentatives d’innovation.

 

Extrait :

De la logique narrative aux enjeux thématiques, les cinéastes du corpus ont investi l’espace cinématographique pour faire circuler leur vision du monde : l’émancipation vis-à-vis des traditions, des doctrines et des idéologies données et non problématisées par la culture traditionnelle et par la société patriarcale. Et si l’ont peut y déceler deux stratégies différentes, l’une qui opère par la dénonciation des abus de la tradition, de l’habitus social et de l’absence d’un projet progressiste et l’autre par l’affirmation de la positivité du changement, de la rupture et de l’inventivité sociale, il est tout autant question de cette revendication de la nécessaire modernité.

Sonia Chamkhi. Le Cinéma Tunisien à la Lumière de la Modernité, p139.

Edition : Centre de Publication Universitaire, 2009

 

Sarah B.H


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