Publié le 02-11-2009

Le Goncourt pour Marie NDiaye

La romancière Marie Ndiaye succède à l’afghan Atiq Rahimi et remporte le Prix Goncourt grâce à son livre Trois femmes puissantes. Quelques minutes après la délibération de l’Académie Goncourt, c’est au tour du Prix Renaudot d’annoncer son lauréat, Fréderic Beigbeder pour son livre Un roman français. Palestine de Hubert Haddad, déjà distingué par le Prix des Cinq Continents de la Francophonie, a quant à lui, reçu le prix Renaudot Poche.



Le Goncourt pour Marie NDiaye

La romancière Marie Ndiaye succède à l’afghan Atiq Rahimi et remporte le Prix Goncourt grâce à son livre Trois femmes puissantes. Quelques minutes après la délibération de l’Académie Goncourt, c’est au tour du Prix Renaudot d’annoncer son lauréat, Fréderic Beigbeder pour son livre Un roman français. Palestine de Hubert Haddad, déjà distingué par le Prix des Cinq Continents de la Francophonie, a quant à lui, reçu le prix Renaudot Poche.

Née en 1967 d’un père sénégalais et d’une mère française, Marie NDiaye grandit dans la banlieue parisienne avec sa maman et son frère, devenu aujourd’hui historien. Elle publie son premier roman, Quant au riche avenir, à tous justes dix-sept ans.  Peu à peu, la jeune fille impose sa marque dans l’univers littéraire français. En 2001, elle est lauréate du Prix Femina pour son roman, Rosie Carpe. A 42 ans, elle est lauréate du Goncourt, l’un des prix les plus prestigieux de la littérature française.

Vendu à 155 000 exemplaires, le roman Trois femmes puissantes, relate l’histoire de Norah, Fanta et Khady, trois femmes sénégalaises, dont le point commun demeure la résistance à la condition humaine.

Le livre réconcilie enfin l’écrivain avec ses origines, elle qui a longtemps refusé d’endosser l’étiquette d’africaine ou même celle de métisse, en déclarant : «  Cela renvoie une image qui n’est pas la mienne. Mon père est rentré en Afrique quand j’avais un an. Je n’ai jamais vécu avec lui. J’ai grandi en banlieue, je suis 100 % française, avec les vacances dans la Beauce... On pense à tort que j’ai la double nationalité, la double culture. Mais je ne suis pas gênée que l’on dise de moi au Sénégal que je suis africaine. »

Aujourd’hui, Marie NDiaye avoue avoir retrouvé son chemin et ses origines africaines, pas en Afrique, mais à Berlin, là où elle vit avec ses enfants et son mari, l’écrivain Jean-Yves Cendrey.

 

Sarah B.H


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