Publié le 23-10-2009

Les centres d’appel, secteur prometteur ou faute de mieux?

Depuis l’an 2000, et l’implantation de la société française Téléperformance, le secteur des centres d’appel a pris son envol. Des centres d’appel français, on est passé à ceux anglais, italiens et allemands. Secteur prometteur ou faute de mieux?



Les centres d’appel, secteur prometteur ou faute de mieux?

Depuis l’an 2000, et l’implantation de la société française Téléperformance, le secteur des centres d’appel a pris son envol. Des centres d’appel français, on est passé à ceux anglais, italiens et allemands. Secteur prometteur ou faute de mieux?

L’arrivée des centres d’appel en Tunisie au début des années 2000, constituait une bonne nouvelle. Les étudiants trouvaient leurs compte, car travailler dans un centre d’appel leur permettait d’avoir de l’argent de poche et laisser un peu tranquilles les parents. Oui, mais c’était le début des années 2000. Depuis, les temps ont changé. Les centres d’appels sont de plus en plus exigeants, ils ne recrutent presque plus d’étudiants, mais exigent des diplômés et des personnes ayant de l’expérience dans ce domaine. Pis, des centres de formation pour ces métiers ont vu le jour et les gens paient pour avoir une formation et espérer travailler dans un centre d’appel. A vrai dire, il n’y qu’à regarder les offres d’emploi dans les journaux et sites spécialisés pour se rendre compte, que ce sont les centres d’appel qui recrutent le plus. Ce n’est plus un travail provisoire pour étudiants, mais c’est un vrai métier.

Un métier comme les autres, oui pourquoi pas ? Mais quand on parle des centres d’appel, ce sont les mots exploitation, stress, abus, et irrespect du code de travail qui reviennent en boucle. Les investisseurs étrangers, bénéficiant déjà d’une multitude d’avantages fiscaux, ne cessent de compresser les charges aux dépends des employés. Mais, pour l’Etat, cela réduit le taux de chômage, impossible donc de laisser filer cette source d’emploi. Une idée pour valoriser ce métier souvent pointé du doigt ? Des banches spécialisées dans la formation des téléopérateurs, notamment un Master Centre d’appel, disposé à l’Ecole Supérieure de Commerce de La Manouba. On aimerait bien croire à une farce, mais c’est une triste réalité.

 

Sarah

 



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