Publié le 29-10-2018

Le livre scientifique entre l’espace universitaire et l’espace public

Le programme culturel de la Foire Nationale du Livre Tunisien dédié aux colloques a été clôturé dimanche 28 octobre 2018  à la salle Sophie El Goulli à la Cité de la culture avec une rencontre sur e thème : « Le livre scientifique entre l’espace universitaire et l’espace public » avec la participation de MongiBourgou, Hajer Driss, AbdessalemIsaoui et l’animation de Taher Ben Guiza.



Le livre scientifique entre l’espace universitaire et l’espace public

Dans sa conférence intitulée « le livre scientifique : Production et distribution en Tunisie entre  réalité et défis » MongiBourgoua révélé que le livre scientifique en Tunisie ne bénéficie pas de l’attention qu’il mérite aussi bien sur le plan de la production que sur celui de la distribution en précisant que cette réalité n’est pas seulement due à  l’exiguïté du marché et au manque d’’intérêt du public, mais aussi à l’attitude négative des auteurs et des éditeurs à l’égard de ce genre d’écrit qui peine encore à trouver sa place dans les rayons de nos bibliothèques aux côtés des autres productions éditoriales.  D’où l’impératif d’une action concrète pour aider le livre scientifique à se développer précise t-il.

Pour sa part, Mongi Bourgou s’est penché sur la terminologie du livre scientifique révélant qu’il existe plus de 16 genres de livres scientifiques. En présentant les publications universitaires le conférencier a révélé que le centre universitaire publie une moyenne de 100 ouvrages par an et que l’expérience a démontré que les ouvrages peu volumineux et bien illustrés sont les plus vendus avec ceux  en rapport avec les programmes scolaires et universitaires.

L’universitaire Hajer Ben Driss a pour sa part traité de trois questions inhérentes au livre scientifique à savoir : l’isolement du cours, du chercheur et de la recherche,  trois maillons d’une seule chaine tributaire l’une de l’autre. « II est difficile de parler du livre scientifique liant l’espace universitaire et l’espace public sans pour autant évoquer les maillons de la chaine qui a participé à sa production. Car le rapport entre la leçon, la recherche et le chercheur est régie par des pratiques d’isolement ou de communication avec l’espace public » a-t-elle précisé.

Contrairement au point de vue de Hajer Driss, l’universitaire Taher Ben Guiza pense que le chercheur doit impérativement s’éloigner de l’espace public pour se consacrer à la recherche car selon lui l’espace public finit toujours par prendre le dessus.

Dans son intervention, l’universitaire Abdessalem Issaoui a fait savoir qu’il existe « trois types d’espace : l’auteur est en soi un espace qui comprend un ensemble de connaissances. Il agit dans un espace qui sans conteste affecte et interagit avec un troisième espace avec lequel il communique d’une manière ou d’une autre » .

Pour AbdessalemIssaoui, c’est à  l’université de mettre en œuvre désormais les orientations et les stratégies culturelles en Tunisie en demeurant constamment ouverte sur son environnement car elle est la plus habilitée à prendre en charge cette responsabilité.

En parlant de l collection éditoriale  qu’il supervise l’intervenant a précisé qu’il s’attelle  à rapprocher entre l’auteur et le lecteur en partant de plusieurs stratégies  mises en œuvre par des auteurs et des chercheurs visant à vulgariser le savoir et à rapprocher le livre scientifique de toutes les catégories de lecteurs.



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