2026-10-23 نشرت في
Bardo : un homme promettait de traiter la sorcellerie et le blocage du mariage contre jusqu'à 1 200 dinars
Les unités de la zone de sûreté nationale du Bardo ont réussi, jeudi, à interpeller un homme âgé et son épouse, soupçonnés d’avoir escroqué des citoyens sous couvert de roqya charaïya et de soins spirituels, rapporte Mosaïque FM.

L’affaire a débuté après le repérage de pages Facebook gérées par le suspect. Celui-ci aurait exploité le discours religieux pour gagner la confiance des citoyens et exercer une influence sur eux, dans le but de réaliser des gains financiers par des moyens illégaux.
Une perquisition au domicile du suspect à Hay Ettahrir
Les investigations menées par les agents et les cadres de la zone de sûreté nationale du Bardo ont permis d’identifier le propriétaire des pages et de localiser son domicile à Hay Ettahrir. Après coordination avec le ministère public près le Tribunal de première instance de Tunis, les unités sécuritaires se sont rendues sur place, ont perquisitionné le logement et procédé à l’arrestation du suspect et de son épouse.
La fouille a permis de saisir plusieurs objets et substances soupçonnés d’être utilisés dans des pratiques de charlatanisme et de sorcellerie, notamment des mélanges et des talismans inscrits sur des feuilles portant des écrits ambigus, ainsi que des herbes, des huiles et des liquides d’origine inconnue.
Des promesses de traitement contre la sorcellerie, le blocage du mariage et la dépression
Selon les informations disponibles, le suspect faisait croire à ses clients qu’il était capable de traiter le mauvais œil, la sorcellerie et les difficultés liées au mariage. Il prétendait également prendre en charge des troubles tels que la peur, les obsessions, l’insomnie et la dépression, ainsi que « protéger les maisons », affirmant pouvoir traiter des cas considérés comme difficiles, même par les médecins.
Les investigations ont révélé qu’il recevait ses clients discrètement afin d’éviter d’attirer l’attention. Il ne disposait d’aucune enseigne ni publicité à son domicile et ne communiquait pas son adresse exacte aux clients, préférant les rencontrer dans des lieux situés à proximité, dans la rue. Les échanges se déroulaient notamment par messages privés sur Messenger et WhatsApp.
Il ressort également de l’enquête que le suspect rédigeait des prescriptions ambiguës comprenant des invocations, des herbes et des huiles en français et en anglais, affirmant avoir des clients étrangers. Il ne disposait toutefois d’aucune autorisation légale ni d’aucun diplôme scientifique lui permettant d’exercer une activité médicale.
Des sommes allant de 30 à 1 200 dinars pour les prétendus soins
D’après les mêmes informations, le suspect demandait à ses clients des sommes comprises entre 30 et 1 200 dinars, selon le type de « traitement » proposé.
L’homme et son épouse ont été placés en garde à vue dans le cadre de l’enquête en cours, dans l’attente de leur présentation devant la justice afin de déterminer les responsabilités et de prendre les mesures légales nécessaires.
