2026-10-13 نشرت في
Cybersécurité : un simple « Allô » au téléphone peut-il mettre les Tunisiens en danger ?
L’expert international en cybersécurité Bassem Lammouchi met en garde contre les risques liés au clonage vocal grâce à l’intelligence artificielle. Avec l’évolution rapide de ces technologies, il devient possible de reproduire la voix d’une personne à partir d’échantillons audio, puis de générer de nouveaux propos qui semblent provenir d’elle.
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Cette technologie peut être détournée à des fins d’arnaque, d’usurpation d’identité ou de manipulation. Des enregistrements fabriqués peuvent ainsi servir à attribuer de fausses déclarations à une personne ou à tromper ses proches en imitant la voix d’un membre de la famille.
Le risque concerne notamment les appels téléphoniques et les messages vocaux qui semblent provenir d’un proche, d’un collègue ou d’un responsable. Une voix familière ne constitue plus, à elle seule, une preuve suffisante de l’identité de l’interlocuteur.
Pour se protéger, il est recommandé de vérifier l’identité de l’appelant par un autre moyen, notamment en le rappelant sur un numéro connu ou en utilisant un canal de communication indépendant. En cas de demande urgente d’argent ou de transmission de données personnelles, mieux vaut prendre le temps de confirmer l’information avant d’agir.
La prudence s’impose également face aux contenus audio et vidéo diffusés sur les réseaux sociaux. Les informations sensibles ne doivent pas être communiquées sans vérification préalable, même lorsque la voix entendue semble parfaitement authentique.
Face aux progrès du clonage vocal et des techniques de deepfake, la vigilance numérique devient essentielle : il ne suffit plus de reconnaître une voix pour être certain de l’identité de la personne qui parle.
