2026-10-06 نشرت في
Après la crise de 2026, à quoi faut-il s’attendre pour l’été 2027 ?
L’Ordre des ingénieurs tunisiens a mis en garde contre le risque de voir se reproduire une crise de l’électricité durant l’été 2027, soulignant que la crise de l’été 2026 a révélé des déséquilibres structurels dans le système énergétique, qui ne seraient pas uniquement liés à la vague de chaleur et à la hausse de la consommation.

Un déficit pouvant atteindre 2 300 MW
Selon une étude élaborée dans le cadre de la « Feuille de route énergétique de la Tunisie pour la période 2027-2035 », le déficit prévu durant l’été 2027 pourrait atteindre 2 300 mégawatts, avant la mise en œuvre de nouvelles mesures. La demande pourrait atteindre environ 6 800 MW lors des pics de consommation, contre une capacité effectivement disponible ne dépassant pas 4 500 MW pendant les périodes de fortes chaleurs.
Que s’est-il passé durant l’été 2026 ?
Le déficit estimé de la capacité de production électrique lors des périodes de demande maximale durant l’été 2026 s’est établi à environ 2 000 MW. Selon l’Ordre des ingénieurs, cette crise serait le résultat de l’accumulation de plusieurs facteurs, notamment la hausse des températures, l’arrêt de certaines unités de production ainsi que des contraintes liées au gaz et au réseau électrique.
Le gaz et la chaleur accentuent la pression
Selon l’étude, environ 91 % de l’électricité produite en Tunisie repose sur le gaz naturel. Par ailleurs, la hausse des températures entraîne une augmentation de la demande en électricité, tout en réduisant d’environ 25 % l’efficacité des turbines. Le document indique également qu’environ 20 % de l’énergie produite est perdue sur les réseaux en raison des pertes non techniques.
Des projets en retard et un déficit qui se creuse L’Ordre des ingénieurs souligne que la demande en électricité progresse d’environ 5 % par an, ce qui nécessite l’ajout d’environ 200 MW de nouvelles capacités chaque année. Toutefois, plusieurs projets, notamment dans la production d’électricité et les énergies renouvelables, accusent des retards dans leur réalisation.
Une mise en garde avant l’été 2027
La feuille de route préconise d’accélérer la réalisation des projets, d’améliorer les performances du réseau, de réduire la dépendance au gaz et de développer davantage les énergies renouvelables. L’Ordre des ingénieurs estime que la prévention d’une nouvelle crise nécessite des décisions politiques continues, un financement adapté et une exécution rigoureuse dans les délais.
