2026-09-14 نشرت في

Formation professionnelle : ce qui inquiète avant la rentrée du 16 septembre

À l’approche de la reprise de la formation prévue le 16 septembre 2026, l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) appelle à vérifier concrètement l’état de préparation des centres publics de formation professionnelle ainsi que leurs structures d’hébergement et de restauration.



Formation professionnelle : ce qui inquiète avant la rentrée du 16 septembre

Un audit indépendant réclamé

Dans un communiqué publié dimanche, la Fédération générale de la formation professionnelle et de l’emploi a demandé la publication de données précises sur la situation de chaque centre et la réalisation d’un audit technique, pédagogique et sanitaire indépendant.

La structure syndicale estime que la multiplication des déclarations médiatiques et des réunions ne permet pas, à elle seule, de mesurer le niveau réel de préparation des établissements. Elle appelle ainsi à mettre en évidence les éventuelles insuffisances liées aux infrastructures, aux équipements, aux ressources humaines et aux conditions de formation et d’hébergement.

Équipements, encadrement et 17 000 lits

La fédération fait état de lacunes dans plusieurs centres, notamment en matière d’équipements, de matières premières et d’encadrement pédagogique. Selon elle, ces difficultés pourraient affecter l’égalité des chances entre les stagiaires ainsi que la qualité des diplômes délivrés.

Elle s’interroge également sur la disponibilité effective des 17 000 lits annoncés et sur les moyens humains ainsi que les équipements nécessaires au fonctionnement des internats et des restaurants.

Des stages réellement adaptés aux nouveaux parcours

La fédération demande également de vérifier la capacité des entreprises à proposer de véritables stages pratiques, notamment avec l’introduction de nouvelles spécialités. Elle insiste sur la nécessité de garantir aux stagiaires l’acquisition de l’ensemble des compétences prévues, plutôt que de limiter les stages à des dispositifs purement formels.

Quatre sessions de formation par an contestées

Autre point soulevé : la décision de revenir à quatre sessions de formation par an au lieu de deux. La fédération réclame une évaluation de la pertinence de ce choix et de son impact sur la qualité de la formation ainsi que sur la stabilité des parcours.

Elle propose également la mise en place d’un plan national de formation technique continue des formateurs, afin de renforcer leurs compétences et de favoriser la transmission des savoir-faire.

Transferts, postes vacants et droits des agents

Enfin, la fédération demande l’achèvement du mouvement de mutation des formateurs et conseillers de formation au titre de 2026, ainsi que la publication transparente des postes réellement vacants dans les centres.

Elle appelle également au règlement des arriérés dus à certains agents et à la garantie de la protection des données personnelles dans les différents systèmes numériques utilisés dans le secteur.


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