2026-04-23 نشرت في

L’Union de la femme rejette la proposition de loi sur la retraite anticipée des femmes… pourquoi ?

La présidente de l’Union nationale de la femme tunisienneRadhia Jerbi, a mis en garde, lors d’une audition devant la commission de la santé, de la femme, de la famille, des affaires sociales et des personnes en situation de handicap au Parlement, contre les conséquences d’une proposition de loi relative à la retraite anticipée optionnelle pour les femmes du secteur privé.



L’Union de la femme rejette la proposition de loi sur la retraite anticipée des femmes… pourquoi ?

Elle a estimé que ce texte, malgré ses objectifs sociaux, comporte des risques, notamment en matière de déséquilibre des caisses sociales, et pourrait également contrevenir à des principes constitutionnels tels que l’égalité et l’égalité des chances.

Contenu de la proposition de loi
Le projet prévoit de permettre aux femmes du secteur privé affiliées à la sécurité sociale de bénéficier d’une retraite anticipée volontaire à partir de 50 ans, à condition d’avoir validé au moins 80 trimestres de cotisations et de cesser toute activité rémunérée.
Il supprime également la condition actuelle exigeant d’être mère de trois enfants pour bénéficier de ce droit.

Enjeux sociaux et professionnels
Radhia Jerbi a souligné que l’augmentation du niveau d’éducation des femmes et leur entrée plus tardive sur le marché du travail posent de nouveaux défis. Elle a également averti contre une possible pression sociale poussant certaines femmes à opter pour une retraite anticipée afin d’éviter des jugements liés à leur carrière professionnelle.

Elle a aussi estimé que ce texte pourrait accentuer les inégalités entre les femmes elles-mêmes, en ne concernant que les travailleuses salariées.

Défense des députés du projet
De leur côté, les députés à l’origine de la proposition ont défendu une mesure visant à renforcer le droit de choix des femmes, sans obligation de départ à la retraite. Ils ont insisté sur la suppression de la condition liée aux enfants.

Ils ont également indiqué que le nombre de femmes ayant recours à ce dispositif est actuellement faible et ne représente pas une charge importante pour les caisses sociales, appelant à se concentrer sur le recouvrement des dettes des institutions pour améliorer leur équilibre financier.

Appel à poursuivre le dialogue
À l’issue de la séance, les députés ont appelé à la poursuite des discussions afin de trouver des solutions consensuelles permettant d’améliorer la situation des femmes salariées sans compromettre les équilibres sociaux et financiers.


في نفس السياق