2026-04-20 نشرت في
Enfants sous pression trop tôt : le ministère met en garde contre les dérives du ''pré-préparatoire''
Dans le cadre de ses efforts pour protéger la petite enfance et garantir un développement sain et équilibré des enfants, le ministère de la Famille, de la Femme, de l’Enfance et des Personnes âgées a réitéré sa mise en garde contre la propagation de ce qu’on appelle la “classe préparatoire” dans certains jardins d’enfants, soulignant qu’il s’agit d’un système non reconnu, sans aucun cadre légal ni pédagogique.

Anis Hounallah : “Cette classe n’existe pas dans la législation”
À ce propos, Anis Hounallah, directeur de l’Inspection au sein du ministère, a insisté sur le fait que cette appellation n’a aucun fondement, déclarant :
« La “classe préparatoire” n’existe pas dans nos lois. Ces appellations ne sont que des moyens publicitaires pour attirer les parents ».
Il a ajouté : « Certaines structures induisent les parents en erreur en laissant croire à l’existence d’une étape officielle préparant l’enfant à l’école, alors qu’elle n’a aucune existence légale ».
Confusion des concepts et dérives commerciales
Le responsable a expliqué que la tranche d’âge concernée (de 3 à 5 ans) est naturellement prise en charge dans les jardins d’enfants à travers des programmes pédagogiques adaptés. Toutefois, le problème réside dans la tentative de certaines institutions d’attribuer un caractère officiel trompeur à cette étape.
Il a précisé : « Dans certains cas, on va jusqu’à utiliser des cahiers et des évaluations pour donner l’impression d’un parcours scolaire similaire à celui de l’école, ce qui est totalement faux ».
D’une infraction isolée à un phénomène préoccupant
Anis Hounallah a indiqué que ces pratiques ne sont plus des cas isolés, mais tendent à devenir un phénomène banalisé socialement, plusieurs parents considérant désormais cette “classe préparatoire” comme une étape normale.
Il a déclaré : « Nous sommes passés de simples infractions à une forme de banalisation. Il est devenu courant d’entendre parler de “préparatoire” comme si c’était normal, ce qui nous oblige à tirer la sonnette d’alarme ».
Des risques psychologiques et éducatifs pour l’enfant
Le responsable a également mis en garde contre l’introduction précoce des enfants dans un système basé sur l’écriture et les examens, affirmant :
« À cet âge, l’enfant n’a pas besoin d’apprendre à lire, écrire ou passer des examens. Cela peut avoir des conséquences négatives sur son développement ».
Il a ajouté : « La plus grande erreur est de priver l’enfant de son enfance en le forçant à apprendre. L’enfant apprend naturellement par le jeu, pas sous pression ».
Appel aux parents à s’impliquer
Le ministère appelle les parents à jouer un rôle actif dans la lutte contre ces pratiques, en signalant les abus et en refusant d’inscrire leurs enfants dans ces classes.
Dans ce cadre, Anis Hounallah a affirmé :
« Nous souhaitons que les parents soient des partenaires. Qu’ils signalent les dépassements et protègent leurs enfants en refusant qu’ils soient soumis à des examens à cet âge ».
Des canaux de signalement disponibles
Le ministère précise que les parents peuvent signaler toute infraction via la plateforme “Toufoula” ou en contactant les délégations régionales. L’objectif est de limiter ces pratiques avant la prochaine rentrée scolaire.
Il conclut : « Tout programme en dehors du cadre pédagogique officiel est illégal. La place de l’enfant en jardin d’enfants est d’apprendre progressivement à travers le jeu, et non à travers les examens et la pression ».
