2026-04-05 نشرت في

Addiction aux écrans : un danger invisible qui change nos cerveaux

La psychologue Naïla Msaddi a souligné, ce dimanche à Tunis, que l’addiction aux écrans n’est pas un simple comportement passager, mais un trouble psychologique chronique nécessitant un diagnostic et un traitement, au même titre que les autres troubles mentaux.



Addiction aux écrans : un danger invisible qui change nos cerveaux

La spécialiste a expliqué, dans une déclaration à l’Agence Tunis Afrique Presse, à l’occasion du Salon des patients qui se tient les 3, 4 et 5 avril, que l’augmentation de l’usage des écrans, des jeux électroniques et des réseaux sociaux touche désormais toutes les tranches d’âge et affecte la majorité des sociétés. Elle a rappelé que des rapports de l’Organisation mondiale de la santé ont reconnu depuis 2019 le trouble des jeux vidéo comme une maladie dans la Classification internationale des maladies.

De nombreuses études récentes indiquent que le taux d’addiction numérique se situe entre 5 et 10 % des utilisateurs d’Internet dans le monde, avec une augmentation notable chez les adolescents.

Msaddi a précisé que ce type d’addiction, classé parmi les troubles du comportement sans substance, entraîne des changements visibles dans la personnalité et les relations sociales, avec une tendance à l’isolement, une baisse des performances scolaires ou professionnelles, ainsi que des troubles du sommeil et de la concentration. Selon la neuropsychologie, l’usage excessif des écrans affecte le système de récompense du cerveau, de manière similaire à ce qui se produit dans les addictions classiques, en raison d’une libération excessive de dopamine.

Elle a également souligné que l’addiction électronique fait partie d’un ensemble plus large d’addictions comportementales, telles que le jeu d’argent, les relations sexuelles compulsives ou l’exercice excessif, qui nécessitent une attention précoce et une intervention rapide.

En ce qui concerne le traitement, la spécialiste a confirmé que la prise en charge se fait principalement par la psychothérapie, en particulier la thérapie cognitivo-comportementale, qui a montré son efficacité pour modifier les schémas de pensée et de comportement liés à l’addiction.

Dans certains cas, des médicaments peuvent être utilisés pour traiter les symptômes associés, comme l’anxiété ou la dépression, en insistant sur le fait que la plupart des médicaments psychiatriques ne créent pas de dépendance, contrairement aux idées reçues.


في نفس السياق