2018-03-06 نشرت في
Sept morts, 261 blessés dans les heurts de la nuit au Caire
Des affrontements entre forces de l'ordre et partisans et adversaires du président égyptien déchu Mohamed Morsi ont fait sept morts et 261 blessés durant la nuit de lundi 15 juillet 2013 à mardi 16 juillet 2013 au Caire, rapporte le responsable des services d'urgence.

Les forces de l'ordre ont procédé en outre à l'arrestation de "401 fauteurs de troubles", dit l'agence de presse officielle Mena. Selon les indications données par Mohamed Sultan, deux personnes ont été tuées près d'un pont du centre de la capitale égyptienne et cinq autres dans le quartier de Gizeh.
Ces batailles de rue, qui ont duré jusqu'aux premières heures de la matinée, sont les violences les plus meurtrières depuis la fusillade qui avait éclaté devant une caserne de la Garde républicaine au Caire le 8 juillet. Une cinquantaine de partisans de Mohamed Morsi avaient péri sous les balles.
Lundi soir, des dizaines de milliers de partisans des Frères musulmans s'étaient massés aux abords de la mosquée Rabaa Adaouia, dans le nord-est du Caire, où ils observent un sit-in en demandant le rétablissement dans ses fonctions de Mohamed Morsi, déposé par l'armée le 3 juillet.
Ces violences, survenues alors que le secrétaire d'Etat adjoint américain William Burns était accueilli sans enthousiasme , éclipsent les efforts du pouvoir pour nommer un gouvernement de transition.
"L'ÉGYPTE EST FOUTUE"
Le porte-parole de la présidence a fait savoir que des portefeuilles ministériels avaient été proposés à des membres des Frères musulmans, le mouvement de Mohamed Morsi, ainsi qu'au parti salafiste Al Nour, deuxième parti islamiste d'Egypte après la confrérie.
"Nous espérons que la majeure partie des courants islamistes prendront part à la réconciliation, y compris les Frères musulmans", a dit le porte-parole, Ahmed Elmoslmany. Les Frères musulmans comme Al Nour ont d'ores et déjà refusé d'entrer au gouvernement de transition d'Hazem el Beblaoui, même si les salafistes n'excluent pas une certaine coopération avec lui.
Au lever du jour, le calme était revenu dans les rues du Caire. Les troubles de la nuit ont été plus localisés que ceux survenus après le renversement de Mohamed Morsi, lors desquels 92 personnes avaient trouvé la mort.
