Publié le 08-05-2017

Le magazine français Le Point : ''Youssef Chahed, déjà sur la sellette ?''

« Youssef Chahed, déjà sur la sellette ? » est le titre choisi le magazine français Le Point pour son article publié le 6 avril.



Le magazine français Le Point : ''Youssef Chahed, déjà sur la sellette ?''

Le magazine Français le Point annonce dans son article que le pouvoir tunisien vit des moments difficiles en ajoutant que « l'action du chef du gouvernement est handicapée par la fragmentation de la classe politique ».  

« Depuis plus d'un mois, la Tunisie vit à l'heure des contestations. Grève générale au Kef, sit-in dans le Sud, revendications dans de nombreux gouvernorats, les demandes sont limpides : de l'emploi, du développement, des infrastructures. Face à cette nouvelle fronde, Youssef Chahed tente d'éteindre les départs de feu. Mais sa marge de manœuvre est plus qu'étroite. Financièrement, l'État n'a pas les moyens. 25 % de son budget 2017 seront financés par le recours à l'emprunt sur les marchés. Le dinar continue sa glissade (1euro égale 2,7 dinars), le chômage affiche un taux national de 15,5 % et ce sont près de 35 % des jeunes qui sont touchés », lit-on dans l’article publié par le Point.

Le journal français a, par ailleurs, qualifié Nidaa Tounes de ‘’ parti en lambeaux ‘’. « Ce qui fut une superbe machine électorale conçue sur mesure pour Béji Caïd Essebsi n'est plus qu'un tas de rancœurs, de coups bas et autres petits meurtres entre ex-amis. Telle est la Nidaa Tounes en 2017 » ajoute le même article.

Selon le journal le Point, Hafedh Caïd Essebsi a pris la direction de Nidaa Tounes ‘de façon cavalière, entraînant une scission au sein du parti’. Quant aux islamistes d’Ennahdha, ils ont repris un discret mais réel leadership , selon la même source.

« Le chef du gouvernement jongle avec la petite politique politicienne, le désarroi d'une grande partie de la population et une présidence de la République qui bruisse de rumeurs à son égard. À vingt jours du ramadan, Chahed vit-il ses derniers jours à la Kasbah ? La réponse ne viendra pas de l'ARP, mais de Carthage. Au palais présidentiel. Mais nommer un nouveau chef de gouvernement n'aurait guère de sens. Chahed n'est pas le problème, « c'est le climat politique qui est étouffant », selon un de ses quelques soutiens », lit-on dans le même article.
 


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