Publié le 12-05-2011

Quand la France refuse, Paris aide les réfugiés tunisiens

Face au refus de l’Etat d’apporter une aide humanitaire, la Ville de Paris renforce son dispositif d'aide ponctuelle pour les ressortissants tunisiens



Quand la France refuse, Paris aide les réfugiés tunisiens

Depuis quelques semaines, plusieurs centaines de tunisiens très démunis, errent dans les rues et les squares de Paris. Leur situation nécessite un suivi social et sanitaire appuyé ainsi qu’un accompagnement juridique dans le respect de la dignité des personnes et du droit (comme défini dans les accords de Schengen ou de la Convention Européenne des Droits de l’Homme).


Devant le refus de l’Etat de proposer des solutions humanitaires et adaptées aux ressortissants tunisiens présents, la Ville de Paris renforce son dispositif d'aide ponctuelle :


•    en mettant à disposition 300 places d’hébergement d’urgence ;

•    en organisant via les associations plusieurs centaines de repas par jour ;

•    en distribuant des kits hygiène ;

•    en proposant une prise en charge médicale quand cela est nécessaire.


Une enveloppe de 335 000 euros dédiée à ce dispositif sera proposée lors du prochain Conseil de Paris des 16 et 17 mai.

Dès le 26 avril dernier, la Ville a mis en place ce dispositif d’aide ponctuelle d’urgence pour permettre un accueil digne des ressortissants tunisiens présents sur le territoire. Elle a missionné plusieurs associations de solidarité - France Terre d’Asile, Aurore, Emmaüs, La Chorba et Une Chorba pour tous - pour assurer l’hébergement,    l’aide    alimentaire,    l’accompagnement    social    et administratif individuel, des accès aux soins et des maraudes humanitaires de nuit.

Afin d’apporter une réponse digne et responsable, avec des solutions adaptées aux ressortissants tunisiens présents sur le territoire, Bertrand Delanoë demande au gouvernement :

•    l’arrêt immédiat des interpellations de réfugiés tunisiens ;

•    d’appliquer l’accord de coopération signé en avril 2008 entre la France et la Tunisie qui prévoit l’embauche de 9000 tunisiens par an, afin de permettre à tous ceux qui le peuvent de bénéficier d’un titre de séjour par le
travail et la formation ;

•    d’adopter un dispositif spécifique avec une aide au retour revalorisée pour ceux qui le souhaitent.


Communiqué