Publié le 21-04-2011

Moubarak, complice dans 846 meurtres !

Il est l'heure de rendre des comptes. Hosni Moubarak, chef d'Etat égyptien pendant 30 ans qui a démissionné le 11 février dernier, doit désormais faire face aux accusations. Mardi 19 avril, au cours d'une commission d'enquête ordonnée par le nouveau gouvernement, l'ancien leader a été jugé complice des quelques 846 meurtres enregistrés lors de la répression du soulèvement populaire de février 2011.



Moubarak, complice dans 846 meurtres !

Le rapport remis hier décrit un usage excessif de la force par les forces de sécurité face aux manifestations de masse qui avaient démarré le 25 janvier. Il confirme que les forces de sécurité ont bel et bien ouvert le feu à balles réelles - les 846 victimes ont été atteintes pour la plupart à la tête ou à la poitrine -, posté des snipers sur les toits et utilisé des véhicules pour faucher les manifestants comme l'ont montrées des vidéos.

 

Des exactions qui auraient été commises sous les directives d'Hosni Moubarak estime le président de la commission, le juge Omar Marwan. "Ce qui est confirmé est que, pour utiliser des balles réelles contre les manifestants, il est nécessaire d'avoir au préalable l'autorisation de Moubarak. Les tirs ont duré plusieurs jours, et leurs auteurs n'ont pas été tenus pour responsables", a-t-il déclaré. "Cela confirme son implication et sa responsabilité."

 

Hosni Moubarak est actuellement soigné à l'hôpital international de Charm el-Cheikh - station balnéaire de la mer Rouge - où il est traité pour une crise cardiaque. Il a été placé en détention provisoire pour une durée de quinze jours dans le cadre de cette enquête sur la répression de février. Parallèlement, I'ancien chef d'Etat est soupçonné de corruption et pourrait être inculpé prochainement. Au total, la répression du soulèvement populaire aurait fait 6.400 blessés, affirme le rapport qui se base sur 17.058 témoignages et plus de 800 vidéos ou photos.

 

Source : METROFRANCE


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