Publié le 06-03-2018

Arish : l'histoire du jeune homme ressuscité après 27 siècles

L’exposition du jeune homme de Byrsa qui a été inaugurée vendredi 15 octobre, va durer pendant six mois. Tout le monde aura l’occasion de connaitre l’histoire de ce carthaginois revenu de l’histoire à travers plusieurs supports, au musée national de Carthage.



Arish : l'histoire du jeune homme ressuscité après 27 siècles

L’exposition est ouverte  de 8h du matin jusqu’à 16h45 tous les jours sauf les lundis. Selon le responsable du guichet, l’entrée est gratuite pour les étudiants et élèves ayant moins de 25 ans.  Sinon, les tickets sont vendus à 2 dinars. Un prix très raisonnable par rapport au programme de l’exposition que nous allons détailler en ce qui suit.

A ceux qui ne connaissent pas l’histoire du jeune de Byrsa, nous donnerons juste quelques grandes lignes pour ne pas gâcher leur visite au musée.  L’histoire a commencé quand en 1994, sur la colline de Byrsa à Carthage et en voulant planter un arbre, on a découvert une tombe contenant un squelette avec ses objets funéraires. L’âge du squelette revient au VIème siècle av J.C.

Faute de moyens, il a fallu attendre 16 ans à peu près pour faire recours à une spécialité très avancée scientifiquement, à savoir la dérmoplastie (reconstitutions à partir de fossiles). Cette technique, promue par la spécialiste mondialement connue en matière de reconstitution, Elisabeth Daynes, a permis de faire le constat suivant : il s’agit d’« un très jeune homme (âgé de 19 à 24 ans), d’une belle stature, et sans doute bien né, ce que laisse deviner la qualité de sa sépulture et celle du matériel funéraire qui l’accompagnait dans son ultime voyage. »

Sachant que la dérmoplastie permet de reconstruire un modèle dont l’exactitude est presque totale, vous allez vous trouvez face à une statue qui, non seulement ressemble à 95% à la personne elle-même mais qui, en plus, vous paraitra très familière. Le jeune de Byrsa, qui, désormais s'appellerait "Arish", est très tunisien méditerranéen avec sa taille, sa posture et sa tenue, même si, ses yeux clairs ne sont pas à cent pour cent produit national.

L’exposition

Démarre dès l’entrée du musée :

I- A l’extérieur :

- Une mise en évidence de la tombe elle-même(située à l’entrée du musée de Carthage sur l’esplanade de Byrsa)

- Une installation sur le palier intermédiaire : élément figurant une « roue » chronologique

- Un parcours jusqu’à la salle d’exposition : allée d’arbres (avec concassage), entourée de paravents, pour protéger le visiteur du « spectacle » ( actuel)  des boutiques de pacotilles qui ont envahi le musée).

II- Dans la salle même : 

Deux espaces distincts, et trois temps :

         Temps a)

  • L’exposition didactique du matériel découvert : squelette et sarcophage, matériel funéraire (céramiques et offrandes), bijou et amulettes, accompagnés de posters, de notices et de cartes relatives à l’histoire de la ville archaïque (VIe s. av. J.-C) et de ses nécropoles, autrement dit du monde des morts et celui des vivants.

 

Temps b)

  • La présentation du personnage lui-même ; présentation très dépouillée et très sobre,  extrêmement réaliste, où la lumière, la  perspective, et l’ambiance générale empreinte de mystère, sont essentielles.

       Temps c)

       - La projection d’un film didactique sur la réalisation du personnage : A la fin de la visite, un espace offre la possibilité de voir un  film  didactique de 3 minutes environs qui retrace toutes les étapes de réalisation de la « dermoplastie » dans l’Atelier Daynes à Paris. Ce film sera  projeté en boucle.


Amal
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