Le Conseil national de l’Ordre des pharmaciens recommande cinq mesures principales : arrêter de fumer, limiter la consommation d’alcool, surveiller régulièrement sa tension artérielle, notamment en cas d’hypertension, respecter les traitements contre le diabète et suivre les prescriptions visant à réduire le taux de lipides dans le sang. L’adoption d’un mode de vie sain et d’une alimentation équilibrée est également fortement recommandée.
Quels sont les signes d’alerte ?
Face aux premiers symptômes d’un AVC, il est essentiel de contacter immédiatement les services de secours médicaux d’urgence. Les principaux signes à reconnaître sont l’affaissement d’un côté du visage, la faiblesse d’un bras ou l’incapacité à le lever, ainsi que les troubles de la parole. Une prise en charge rapide est déterminante pour limiter les complications et sauver des vies.
Un plan national lancé en 2025
Le ministère de la Santé a lancé, le 12 septembre 2025, un plan national de prise en charge des patients victimes d’AVC, en partenariat avec l’Union européenne dans le cadre du programme « Santé AZIZA ». Cette initiative vise à sauver des vies, réduire les handicaps, améliorer la qualité des services de santé et garantir un accès équitable aux soins dans toutes les régions du pays.
Ce plan repose notamment sur le développement de la télémédecine, l’intégration de l’innovation et de l’hôpital virtuel, la mobilisation des compétences médicales ainsi que le renforcement de la coordination entre les établissements hospitaliers.
Entre 18 000 et 24 000 AVC chaque année
La Tunisie enregistre chaque année entre 18 000 et 24 000 cas d’AVC, selon les données du ministère de la Santé communiquées lors du lancement du plan national. Cette maladie figure parmi les principales causes de handicap acquis et constitue l’une des causes majeures de mortalité dans le pays.

