Publié le 23-10-2026
Cancer du poumon : la maladie touche aussi des personnes dès 40 ans
La docteure Fatma Chermiti, professeure hospitalo-universitaire et spécialiste en pneumologie et allergologie à l’hôpital Abderrahmane Mami, a indiqué qu’environ 65 % des cas de cancer du poumon sont diagnostiqués à un stade avancé, ce qui réduit les chances de guérison lorsque le diagnostic est tardif.

Intervenant vendredi 23 octobre 2026 sur les ondes de la Radio nationale, la docteure a expliqué que la vigilance face aux symptômes et la consultation d’un spécialiste en temps opportun sont essentielles pour améliorer les chances de traitement.
Quels sont les symptômes du cancer du poumon ?
La spécialiste a appelé les citoyens à ne pas négliger plusieurs signes pouvant indiquer un cancer du poumon, notamment une toux persistante, la présence de sang dans les expectorations, l’essoufflement, une perte de poids, des douleurs thoraciques et une fatigue persistante. Elle a souligné l’importance de consulter un médecin lorsque ces symptômes apparaissent.
Elle a précisé que cette maladie touche généralement les personnes âgées de plus de 60 ans, mais que des cas sont également observés ces dernières années chez des personnes âgées d’une quarantaine d’années.
Le tabagisme et la pollution parmi les facteurs de risque
La docteure Fatma Chermiti a affirmé que le tabagisme constitue la principale cause du cancer du poumon, appelant à arrêter de fumer et à éviter l’exposition à la fumée de cigarette.
Elle a expliqué que les gaz issus de la combustion des cigarettes restent présents dans l’air, particulièrement dans les espaces fermés, exposant ainsi les personnes qui se trouvent à proximité des fumeurs aux risques sanitaires liés au tabagisme passif.
La spécialiste a également recommandé d’adopter un mode de vie sain, fondé sur une activité physique régulière, une alimentation équilibrée et une réduction de l’exposition aux sources de pollution.
Un appel à mettre en place un programme national de dépistage précoce
La docteure a insisté sur l’importance du dépistage précoce du cancer du poumon afin de permettre une prise en charge rapide et d’améliorer les chances de guérison. Elle a appelé à la mise en place d’un programme national de dépistage précoce de cette maladie.
Fatma Chermiti a enfin révélé qu’une étude consacrée à cette question était en cours d’élaboration. Les premiers résultats devraient être présentés lors d’un congrès prévu la semaine prochaine.
