Publié le 15-10-2026

Projet de loi de finances 2027 : 100 millions de dinars pour soutenir les petits oléiculteurs

Le projet de loi de finances 2027 prévoit de nouvelles mesures visant à soutenir la filière de l’huile d’olive en Tunisie, notamment à travers le financement des petits agriculteurs et la mise en place de mécanismes destinés à développer le secteur.



Projet de loi de finances 2027 : 100 millions de dinars pour soutenir les petits oléiculteurs

Une ligne de financement de 100 millions de dinars pour les petits agriculteurs

L’article 37 prévoit la création d’une ligne de financement de 100 millions de dinars, mobilisée sur les ressources du budget de l’État entre le 1er janvier 2027 et le 31 décembre 2030.

Cette enveloppe servira à accorder des crédits saisonniers et des crédits d’investissement à des taux d’intérêt préférentiels aux petits agriculteurs et aux sociétés coopératives de services agricoles opérant dans la filière oléicole.

La gestion de cette ligne sera confiée à la Banque nationale agricole (BNA), dans le cadre d’une convention conclue avec le ministère chargé des Finances, qui définira les conditions et les modalités d’accès à ces financements.

Création d’un compte spécial du Trésor dédié à la filière oléicole

L’article 38 prévoit la création d’un compte spécial du Trésor baptisé « Compte de la filière de l’huile d’olive », destiné à contribuer à la promotion et au développement de ce secteur stratégique.

Ce compte sera alimenté notamment par 10 % des recettes des droits à l’exportation appliqués à certaines catégories d’huile d’olive et d’huile de grignons d’olive brutes non conditionnées, ainsi que par le solde restant du compte de participation n° 15 consacré à la filière oléicole et par les dons et autres ressources qui pourront lui être affectés conformément à la législation en vigueur.

Les modalités d’intervention de ce compte seront fixées par décret. Le projet prévoit également une modification des taux de répartition des recettes liés à ce dispositif, en remplaçant notamment le taux de 50 % mentionné dans la législation antérieure par un taux de 40 %.



Dans la même catégorie