Publié le 07-10-2026
Vol d'électricité : 700 millions de dinars de pertes chaque année en Tunisie
L’Ordre des ingénieurs tunisiens a proposé une « feuille de route énergétique pour la Tunisie » visant à renforcer la sécurité énergétique du pays et à éviter la répétition des difficultés rencontrées durant l’été 2026. Il a également appelé à l’adoption d’un plan national de sécurité électrique pour la période 2027-2030.

Une feuille de route pour faire face aux crises énergétiques
Invité ce mercredi 7 octobre 2026 dans l’émission « Youm Saïd », Mohamed Zied Bacha, représentant de l’Ordre des ingénieurs, a présenté les principales propositions contenues dans cette feuille de route, soulignant que la gestion des problématiques énergétiques est une responsabilité collective qui concerne l’ensemble des parties prenantes, des structures concernées et des citoyens.
Il a expliqué que le plan proposé repose sur une gouvernance claire et un mécanisme permanent de coordination entre les systèmes du gaz, de l’électricité, des énergies renouvelables, des réseaux et du financement, afin de prévenir les crises et de garantir la continuité de l’approvisionnement énergétique.
Le gaz naturel, principale source d’énergie
Mohamed Zied Bacha a insisté sur la nécessité de diversifier les sources d’énergie et de renforcer le système de refroidissement, indiquant que 91 % de l’énergie produite en Tunisie est liée au gaz naturel, dont 75 % sont importés d’Algérie.
Dans ce contexte, il a appelé à renforcer la production nationale de gaz, notamment face à la baisse de la production d’une année à l’autre, afin de réduire la dépendance extérieure et de renforcer la sécurité énergétique du pays.
Énergie solaire et développement du réseau électrique
Parmi les principales propositions de la feuille de route figure l’encouragement des particuliers et des entreprises à installer des panneaux solaires, parallèlement au développement des infrastructures et au renforcement de la capacité de la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) à intégrer la production supplémentaire issue des énergies renouvelables.
La feuille de route prévoit également le développement des réseaux électriques et des systèmes de stockage de l’énergie, notamment à travers les batteries ou le stockage par pompage hydraulique, ce qui permettrait d’atteindre une capacité de 600 mégawatts, selon le représentant de l’Ordre des ingénieurs.
Le vol d’électricité coûte 700 millions de dinars par an
Par ailleurs, Mohamed Zied Bacha a souligné que les investissements dans le
