Publié le 25-09-2026
Pollution plastique : la facture pourrait atteindre 29,5 milliards de dinars en Tunisie d’ici 2040
Un nouveau rapport de Greenpeace Moyen-Orient et Afrique du Nord révèle que la pollution plastique coûte chaque année à la Tunisie entre 170 et 560 millions de dollars, soit environ 502,5 millions à 1,65 milliard de dinars.

Une facture pouvant atteindre 10 milliards de dollars
Intitulé « Le coût caché du plastique : évaluation des charges économiques et environnementales de la pollution plastique en Tunisie, en Égypte et au Maroc », le rapport avertit que le coût de l’inaction face à ce phénomène en Tunisie pourrait atteindre entre 3 et 10 milliards de dollars d’ici 2040, soit environ 8,8 à 29,5 milliards de dinars.
77 % des déchets collectés sont en plastique
Une étude menée sur neuf plages tunisiennes a montré que le plastique représentait 77 % de l’ensemble des déchets collectés, soit 9 821 objets recensés.
Le rapport indique également que 98,2 % des déchets dont l’origine a pu être identifiée étaient de provenance tunisienne. Cela suggère que la grande majorité de ces déchets sont produits localement, malgré la dépendance quasi totale de la Tunisie aux importations de polymères utilisés dans la fabrication du plastique.
Les équipements de pêche parmi les principales sources de déchets
Le rapport souligne que les équipements de pêche représentaient 22,2 % du poids des déchets recensés sur les plages étudiées. Il recommande ainsi d’élargir la responsabilité des producteurs afin d’inclure également ces équipements.
Le rapport préconise également de renforcer l’application des restrictions concernant les sacs en plastique à usage unique, en vigueur en Tunisie depuis janvier 2020.
Greenpeace appelle à agir
La responsable de la campagne plastique de Greenpeace Moyen-Orient et Afrique du Nord, Farah Al-Hattab, a déclaré que les résultats du rapport montrent que la Tunisie dispose de solides raisons pour agir contre la pollution plastique. Elle estime que la poursuite de la situation actuelle coûterait davantage au pays que la mise en place de mesures visant à réduire le phénomène.
Le rapport appelle également à des mesures au niveau international, notamment à travers l’adoption d’un traité mondial ambitieux sur les plastiques, afin de réduire à la source les plastiques non nécessaires, de faire assumer aux producteurs la responsabilité de leurs produits et de mettre en place des mécanismes financiers permettant aux pays de faire face aux flux de déchets plastiques.
