Publié le 22-09-2026

Ras Jedir : le temps d’attente des voyageurs dépasse 70 heures

Le président de l’Observatoire tunisien des droits de l’Homme, Mustapha Abdelkébir, a affirmé ce mardi 22 septembre 2026 que la situation au poste-frontière de Ras Jedir est devenue particulièrement difficile. Il a indiqué que le temps d’attente des voyageurs tunisiens dépassait, dans certains cas, 70 heures, contre 3 à 4 heures en temps normal.



Ras Jedir : le temps d’attente des voyageurs dépasse 70 heures

4 jours pour parcourir 5 kilomètres

Intervenant dans l’émission Expresso, Mustapha Abdelkébir a expliqué que les difficultés de circulation au poste-frontière persistent depuis plus de deux ans et se sont aggravées ces derniers mois. Selon lui, certains voyageurs doivent parfois attendre 4 jours pour parcourir une distance d’environ 5 kilomètres entre les points de contrôle libyens et le poste-frontière du côté tunisien.

Plusieurs facteurs à l’origine des retards
Le président de l’Observatoire a évoqué plusieurs facteurs, notamment les difficultés du système informatique, les procédures administratives et les problèmes logistiques, ainsi que la complexité des procédures liées aux marchandises transportées par les voyageurs. Selon lui, le manque de clarté concernant les produits autorisés ou interdits peut entraîner l’établissement de procès-verbaux et des procédures supplémentaires, prolongeant ainsi l’attente.

Des conditions d’attente difficiles
Mustapha Abdelkébir a également critiqué les conditions dans lesquelles les voyageurs doivent patienter, évoquant notamment la présence de femmes, d’hommes et de personnes âgées contraints de passer plusieurs jours dans des espaces qui, selon ses déclarations, manquent de services essentiels tels que l’eau, les sanitaires, les espaces de repos et les moyens de protection contre la chaleur.

Baisse du trafic des poids lourds
Il a rappelé que le poste-frontière enregistrait auparavant le passage de plus de 5 000 à 6 000 voyageurs par jour, de plus d’un millier de voitures ainsi que de 300 à 350 poids lourds quotidiennement. Il affirme que le nombre de camions est désormais compris entre 150 et 200 en 24 heures, estimant que cette situation affecte non seulement les voyageurs, mais également les échanges commerciaux et les économies tunisienne et libyenne.

Appel à une intervention urgente
Le président de l’Observatoire tunisien des droits de l’Homme a appelé à une intervention des autorités tunisiennes et libyennes afin de trouver des solutions communes. Il estime que le problème ne peut plus être réglé uniquement aux niveaux local ou régional et appelle à des décisions claires et à une coordination de haut niveau pour garantir aux citoyens des conditions et des délais de passage raisonnables.



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