Publié le 18-09-2026
Enfants et écrans : le ministère de la Famille appelle à limiter leur utilisation
Le ministère de la Famille, de la Femme, de l’Enfance et des Personnes âgées appelle les parents et les professionnels en contact avec les enfants à limiter leur exposition aux écrans, particulièrement à un âge précoce. Il recommande de privilégier le jeu, le dialogue, les interactions directes et les activités motrices et sensorielles.

Éviter les écrans avant l’âge de 2 ans
Linda Saad, responsable au sein de la Direction générale de l’enfance, a expliqué que le ministère a lancé une nouvelle campagne de sensibilisation face à l’usage précoce et inapproprié des écrans chez certains enfants. Elle souligne la nécessité d’en organiser la durée et d’accompagner l’enfant lors du visionnage, tout en évitant l’exposition aux écrans avant l’âge de deux ans.
Concentration, langage et sommeil
Le ministère souligne que l’exposition précoce et excessive aux écrans peut être associée à des difficultés liées à l’attention, la concentration, l’acquisition du langage et la communication, ainsi qu’à des troubles du sommeil, certaines difficultés psychologiques et comportementales et une fatigue visuelle.
Pas d’écrans pendant les repas ni avant le sommeil
Les parents sont également invités à éviter l’utilisation des téléphones et tablettes pendant les repas et avant le coucher, ainsi qu’à éloigner les écrans des chambres des enfants. Le ministère recommande par ailleurs de choisir des contenus adaptés à leur âge et présentant une valeur éducative, avec une supervision parentale.
La télévision interdite dans les jardins d’enfants
Concernant les établissements dédiés à l’enfance, Linda Saad rappelle que le cahier des charges relatif à l’ouverture des jardins d’enfants, publié le 28 février 2023, interdit l’installation d’un téléviseur dans les espaces des jardins d’enfants. L’objectif est de favoriser un environnement éducatif fondé sur les activités sensorielles, motrices et les interactions directes.
Une responsabilité partagée
Ces recommandations s’inscrivent dans une démarche visant à renforcer l’usage sûr et responsable du numérique chez les enfants. Le ministère considère leur protection dans l’espace numérique comme une responsabilité partagée entre les familles, les structures de l’enfance, les institutions publiques et les autres acteurs concernés.
