Publié le 18-09-2026
Pourquoi l’État n’a-t-il pas augmenté les prix des carburants ? Le président de la commission des finances répond
Le député et président de la commission des finances, Maher ketari, a indiqué que la Tunisie n’a pas augmenté les prix des carburants malgré la forte hausse des cours mondiaux du pétrole. Il a expliqué que l’État a choisi de prendre en charge une partie de l’écart plutôt que de le répercuter directement sur les consommateurs.

Le pétrole a atteint 120 dollars
Maher El Akkari a précisé que le prix du pétrole est passé, à certaines périodes, d’environ 60 à 70 dollars jusqu’à 120 dollars, tandis que la Tunisie a maintenu les prix des carburants. Selon lui, ce choix a toutefois représenté un coût financier pour l’État.
Pourquoi ne pas augmenter les prix ?
Le président de la commission des finances a expliqué que le maintien des prix des carburants était notamment lié à des considérations sociales. Il a estimé que la stabilité des prix à la pompe représentait un effort social important, compte tenu notamment de la hausse des cours du pétrole.
Mais qui a pris en charge la différence ?
Selon Maher El Akkari, ce choix a en revanche exercé une pression financière sur l’État. Il a indiqué que l’État a dû supporter le coût d’achat des carburants sans augmenter leur prix pour les consommateurs, ce qui a eu, selon ses déclarations, des répercussions sur les créances de l’État envers les entreprises publiques.
La commission des finances demande des données
Il a ajouté que la commission des finances avait demandé au ministère des Finances des données sur l’impact de la hausse des prix du pétrole sur le budget de l’État, afin de déterminer les montants consacrés à la couverture de l’écart résultant du maintien des prix des carburants.
