Publié le 15-09-2026
Bourse de Tunis : 20 sociétés dans le viseur du CMF, des poursuites engagées !
Le Conseil du Marché Financier (CMF) a relevé des manquements concernant la publication des états financiers intermédiaires du premier semestre 2026. Sur les 75 sociétés cotées à la Bourse de Tunis, 20 n’ont pas respecté les délais légaux prévus en matière d’information financière.

Des retards jugés importants
Selon le CMF, les retards enregistrés par plusieurs sociétés ont largement dépassé les délais légaux et raisonnables. Le Conseil estime ainsi qu’ils ne peuvent plus être considérés comme de simples retards ponctuels ou occasionnels.
Les sociétés concernées appartiennent à différents secteurs économiques représentés à la Bourse des Valeurs Mobilières de Tunis.
Le CMF rappelle les obligations des sociétés
Le Conseil souligne que la publication de l’information financière dans les délais constitue une obligation essentielle pour les sociétés cotées. La disponibilité d’informations financières pertinentes et en temps utile constitue également un élément majeur de la transparence du marché et de la protection des investisseurs.
Le CMF juge par ailleurs que certaines explications avancées pour justifier les retards ne sont « ni sérieuses ni recevables ». Les contraintes ou difficultés internes rencontrées par une société ne peuvent, selon le Conseil, justifier le retard dans la publication d’informations auxquelles les investisseurs ont légalement droit.
Des procédures judiciaires engagées
Face à ces manquements, le CMF a engagé des procédures judiciaires en référé contre plusieurs sociétés. Ces procédures concernent notamment le défaut de tenue des assemblées générales ordinaires chargées de statuer sur les états financiers ainsi que le défaut de publication de ces documents.
Le Conseil affirme qu’il poursuivra son action afin d’amener les sociétés cotées à respecter leurs obligations légales et réglementaires, notamment en matière de publication des états financiers annuels et intermédiaires ainsi que des indicateurs trimestriels.
Cette démarche vise à renforcer la discipline du marché, la transparence et la confiance des investisseurs, tout en garantissant leur droit à accéder à l’information financière dans les délais prévus par la réglementation.
