Publié le 12-09-2026

Une étude alerte : le réchauffement mondial pourrait être plus important que prévu

Une nouvelle étude met en garde contre un phénomène susceptible d’aggraver le réchauffement climatique : les forêts, les zones humides et d’autres écosystèmes naturels pourraient devenir des sources supplémentaires d’émissions de gaz à effet de serre, entraînant une hausse du réchauffement mondial de 20 à 30 % d’ici la fin du siècle.



Une étude alerte : le réchauffement mondial pourrait être plus important que prévu

Avec l’augmentation des températures provoquée par la combustion des énergies fossiles, le dégel du pergélisol dans les hautes latitudes, les incendies de forêt plus intenses ainsi que le réchauffement des zones humides et des lacs entraînent la libération de quantités importantes de dioxyde de carbone et de méthane auparavant stockées dans les sols et la végétation.

Un facteur caché qui aggrave la crise climatique

Les chercheurs alertent sur le fait que ces émissions naturelles sont encore largement sous-estimées dans certaines projections climatiques, alors qu’elles peuvent renforcer le réchauffement à travers des boucles de rétroaction : la hausse des températures entraîne la libération de davantage de gaz à effet de serre, ce qui contribue à son tour à une nouvelle hausse des températures.

Selon l’étude, ces émissions supplémentaires pourraient entraîner une hausse de la température moyenne mondiale comprise entre 0,2 et 0,4 °C d’ici la fin du siècle, selon l’ampleur des réductions des émissions liées aux énergies fossiles.

Sam Abernethy, qui a dirigé l’étude publiée dans la revue Environmental Research Letters, estime que ce « multiplicateur caché » reste absent des modèles utilisés pour orienter les politiques climatiques. Cela pourrait conduire à surestimer la quantité de carbone que l’humanité peut encore émettre avant de dépasser les objectifs de réchauffement.

De son côté, le climatologue de l’Université de Stanford Rob Jackson souligne que les perturbations du cycle du carbone sont désormais observables en temps réel. Il considère ces résultats comme un appel à revoir les politiques climatiques et à intégrer davantage ces émissions naturelles dans les futurs modèles.

Chaque degré compte

L’étude montre que la rapidité avec laquelle les émissions liées aux énergies fossiles seront réduites aura une incidence directe sur le volume des émissions supplémentaires provenant des écosystèmes naturels. Dans les scénarios les plus favorables, ces sources pourraient ajouter environ 0,2 °C au réchauffement, contre jusqu’à 0,4 °C dans les scénarios caractérisés par des émissions élevées.

Les scientifiques avertissent ainsi que la poursuite du réchauffement augmente le risque d’activer des processus naturels capables de libérer davantage de gaz à effet de serre, rendant encore plus urgent le recul rapide des émissions liées aux énergies fossiles.



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