Publié le 01-09-2026

Œufs : le prix grimpe jusqu’à 1,4 dinar les quatre

Le coordinateur général de la Confédération tunisienne des agriculteurs et coopérateurs, Houssem Kadoura, a alerté sur les répercussions de la crise structurelle que traverse le secteur des œufs de consommation. Il a indiqué que l’aggravation des pertes pourrait pousser plusieurs agriculteurs à quitter la filière, ce qui risquerait de concentrer le secteur entre les mains d’un nombre limité de producteurs.



Œufs : le prix grimpe jusqu’à 1,4 dinar les quatre

Le coût de production atteint 220 millimes par œuf

Intervenant mardi dans l’émission « Menek Nesmaâ », Houssem Kadoura a insisté sur la nécessité de mettre à jour le coût réel de production. Celui-ci atteint actuellement environ 220 millimes par œuf, sans tenir compte de l’impact des coupures d’électricité et des vagues de chaleur enregistrées durant l’été.

Les producteurs vendent à perte
Selon lui, le prix de vente à la production s’établit actuellement à 840 millimes les quatre œufs, tandis que le prix au détail varie entre 1 200 et 1 400 millimes. Cette différence illustre, selon le responsable, l’écart entre le prix payé au producteur, qui subit des pertes, et le prix de vente au consommateur.

Un système de quotas réclamé
Le coordinateur général de la Confédération a appelé à la mise en place d’un système de quotas équitable et contraignant pour les producteurs d’œufs de consommation. Celui-ci devrait déterminer précisément le volume d’activité de chaque producteur en fonction des équilibres réels du marché, avec une application stricte de la programmation.

Le risque d’une concentration du secteur
Houssem Kadoura a averti que le départ d’un nombre croissant d’agriculteurs pourrait entraîner une concentration de la production d’œufs entre les mains d’une minorité, avec le risque d’accentuer les déséquilibres du marché et de fragiliser davantage la filière.



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