Publié le 01-09-2026
Manque de viande de volaille en Tunisie : le président de la Chambre rassure
Le président de la Chambre nationale des commerçants de volailles et de viandes blanches, Ibrahim Nafzaoui, a confirmé, dans une déclaration à Mosaïque FM ce mardi 1er septembre 2026, l’enregistrement d’une baisse des quantités de viande de volaille disponibles sur le marché.

La production mensuelle est ainsi passée de 16.000 tonnes à environ 13.600 tonnes. La production d’œufs a également enregistré une baisse, atteignant actuellement environ 11.000 tonnes.
Malgré cette baisse, Ibrahim Nafzaoui a assuré que l’approvisionnement se déroule normalement et qu’il n’y a pas de perturbation majeure au niveau du marché.
La vague de chaleur à l’origine de la baisse
Selon le président de la Chambre, cette baisse de la production s’explique notamment par les conséquences de la vague de chaleur et la mortalité d’un certain nombre de volailles.
Il a toutefois souligné que la baisse de l’offre intervient dans un contexte marqué également par un recul de la consommation et de la demande de viandes blanches. Ainsi, la diminution de l’offre est actuellement compensée par une demande limitée.
Retour à la normale prévu en octobre
Ibrahim Nafzaoui a estimé que les quantités devraient retrouver leur stabilité à partir du mois d’octobre prochain.
Il a par ailleurs démenti l’existence d’une crise dans le secteur et appelé à ne pas dramatiser la situation.
Des mesures pour maintenir l’approvisionnement
Le responsable professionnel a également indiqué que les producteurs, les commerçants de détail et les fournisseurs, en coordination avec le ministère du Commerce et du Développement des exportations, travaillent actuellement à résorber cette baisse de la production.
L’objectif est de garantir un approvisionnement stable et continu et d’éviter toute pression supplémentaire sur le marché.
Les abattoirs clandestins pointés du doigt
Par ailleurs, Ibrahim Nafzaoui a dénoncé le problème des abattoirs clandestins, qu’il considère comme préjudiciables au secteur et susceptibles de contribuer aux perturbations de la production.
Il a également évoqué la diminution du nombre d’abattoirs agréés, soulignant que la marge bénéficiaire accordée aux exploitants des abattoirs légaux a été améliorée, même si elle reste inférieure au niveau souhaité par les professionnels.
