Publié le 30-07-2026
Parlement : l’interdiction des téléphones portables déclenche la polémique
Le président de l’Assemblée des représentants du peuple, Brahim Bouderbala, a annoncé l’interdiction de l’utilisation des téléphones portables pour prendre des photos ou filmer à l’intérieur de la salle des séances plénières. Il a précisé que toute personne qui enfreindrait cette interdiction serait directement déférée devant le ministère public.

Une décision qui suscite la controverse
Cette déclaration a provoqué plusieurs réactions au sein du Parlement. Seize députés ont publié un communiqué dans lequel ils estiment que l’autorité de l’institution parlementaire ne se construit pas par la menace de poursuites, mais par le respect de la Constitution, de la loi, du dialogue et de la responsabilité.
Les députés : la couverture revient aux journalistes
La députée Syrine Mrabet a expliqué que l’interdiction concerne les députés dans la salle des séances, soulignant que les journalistes et les médias accrédités sont les seuls habilités à assurer la couverture et à prendre des images. Les députés peuvent toutefois enregistrer et publier leurs propres interventions.
Entre respect du règlement et critique de la méthode
Plusieurs intervenants ont soutenu l’importance du respect du règlement intérieur du Parlement et de la prévention des prises d’images non encadrées. Ils ont toutefois estimé que la formulation de la décision aurait pu privilégier l’avertissement et le dialogue avant le recours à des mesures judiciaires.
Des restrictions similaires dans plusieurs parlements à travers le monde
Le débat a également rappelé que plusieurs institutions législatives dans le monde imposent des restrictions concernant la photographie et l’enregistrement au sein des salles de séance. Certaines s’appuient sur des équipes médias officielles ou des autorisations spécifiques, tandis que d’autres autorisent l’utilisation des appareils électroniques sous condition de ne pas perturber le déroulement des débats.
