Publié le 29-07-2026
La Tunisie compte bientôt 3 millions de climatiseurs : faut-il s’inquiéter ?
Hamdi Hached, ingénieur en environnement et climatologue, a alerté sur les défis croissants auxquels la Tunisie est confrontée face à la hausse des températures et à l’augmentation de la consommation électrique, notamment durant les périodes de forte chaleur.

La climatisation, un facteur de pression sur le réseau électrique
Selon l’expert, la Tunisie compte actuellement environ 2,8 millions de climatiseurs, un chiffre qui pourrait atteindre près de 3 millions d’appareils l’année prochaine.
Cette forte progression de l’utilisation des climatiseurs entraîne une hausse importante de la demande en électricité, particulièrement durant les heures de pointe, ce qui exerce une pression supplémentaire sur le réseau national.
Les vagues de chaleur vont devenir plus fréquentes
Hamdi Hached souligne que les épisodes de fortes chaleurs et les tensions énergétiques ne sont plus des phénomènes exceptionnels, mais des défis qui risquent de se répéter dans les prochaines années.
Il appelle ainsi à adopter une stratégie d’anticipation basée sur des solutions durables permettant de réduire la consommation énergétique et de mieux s’adapter aux changements climatiques.
La végétation, une solution simple et efficace
L’ingénieur propose notamment des solutions à faible coût, comme le développement de la végétation dans les villes :
- Planter davantage d’arbres dans les rues, autour des bâtiments publics et dans les quartiers résidentiels.
- Créer des microclimats urbains permettant de réduire la température autour des bâtiments.
D’après l’expert, les arbres peuvent contribuer à diminuer la température ambiante autour des constructions de 8 à 12 degrés Celsius, réduisant ainsi le recours intensif aux climatiseurs.
Vers une meilleure gestion de la consommation électrique
Hamdi Hached recommande également une meilleure organisation de la consommation énergétique à travers :
- Le contrôle et l’optimisation de la consommation des grandes structures publiques et privées durant les heures de pointe.
- La sensibilisation des citoyens à une utilisation plus intelligente des appareils électriques.
- L’adaptation des habitudes de consommation afin d’éviter les pics de demande qui fragilisent le réseau.
Un changement de stratégie devient nécessaire
Pour Hamdi Hached, la Tunisie doit désormais passer d’une logique de réaction à une logique d’anticipation afin de faire face aux effets du changement climatique et garantir une meilleure sécurité énergétique dans les années à venir.
