Publié le 04-02-2026
Ford s'allie à Geely pour faire bouger les prix des voitures
Ford pourrait bientôt produire des véhicules du groupe chinois Geely dans son usine européenne de Valence, en Espagne.

Une option stratégique qui pourrait redessiner l’équilibre du marché automobile européen, avec des répercussions potentielles sur les prix et l’offre automobile en Tunisie.
Selon des sources proches du dossier, Ford et Geely mènent des discussions avancées autour d’une collaboration industrielle. L’objectif serait de permettre au constructeur chinois de produire certains modèles directement au sein de l’Union européenne, en s’appuyant sur les sites de production de Ford.
Cette initiative intervient dans un contexte marqué par la hausse des coûts de développement, l’accélération de la transition électrique et surtout l’instauration de droits de douane européens sur les voitures importées de Chine. Produire localement permettrait à Geely de contourner ces surtaxes, tout en offrant à Ford une meilleure utilisation de ses capacités industrielles.
L’usine de Valence apparaît comme la principale candidate pour accueillir cette production. Aujourd’hui, le site assemble notamment le SUV Kuga, mais fonctionne en dessous de son potentiel réel. L’arrivée de modèles Geely permettrait d’optimiser les lignes existantes sans investissement lourd dans de nouvelles infrastructures.
Pour Geely, qui détient déjà des marques comme Volvo et Lotus, produire à Valence représenterait un raccourci stratégique pour renforcer sa présence sur le marché européen. Jusqu’ici, ses ventes restent limitées face à d’autres groupes chinois déjà implantés, rendant la localisation de la production presque incontournable pour gagner en compétitivité.
Au-delà de ce projet, cette possible entente illustre une tendance lourde du secteur : les constructeurs multiplient les alliances industrielles pour partager les technologies, réduire les coûts et accélérer l’innovation. Ford explore déjà ce modèle en Europe, tandis que Geely privilégie depuis longtemps l’utilisation d’outils industriels existants plutôt que la construction de nouvelles usines.
Si l’accord se concrétise, Valence pourrait devenir un hub stratégique de la nouvelle géographie automobile européenne. Une évolution suivie avec attention en Tunisie, où les consommateurs espèrent à terme des voitures électriques plus accessibles, une offre élargie et une pression à la baisse sur les prix des véhicules, portée par cette recomposition mondiale de l’industrie automobile.
