Publié le 29-01-2026
53 % des impôts en Tunisie sont payés par une poignée d’entreprises
Une économie dense mais fiscalement étroite
Sur plus de 824 000 unités économiques en Tunisie, seules 170 000 sont réellement actives fiscalement, et seulement 103 000 déclarent leurs résultats à la DGI. La majorité des unités sans salariés relève du travail indépendant et de l’auto-emploi, limitant la base fiscale malgré la densité apparente du tissu économique, selon le rapport de IACE.

Le secteur privé, principal financeur de l’État
Les entreprises privées assurent près de 53 % des recettes fiscales totales via l’IS (13,24 %), la TVA (28 %) et l’IRPP sur salaires (11 %). Plus d’un dinar fiscal sur deux provient donc directement ou indirectement de l’activité de ce noyau réduit d’entreprises formelles, note le rapport de IACE.
Concentration de la charge fiscale
Moins d’entreprises déclarent leurs revenus, mais celles qui le font contribuent davantage. Cette concentration augmente la pression sur les entreprises structurées, décourage la formalisation et maintient un large segment informel, érodant progressivement la base imposable, selon le rapport de IACE.
Un contraste avec le secteur public
Les entreprises publiques génèrent une charge budgétaire nette importante, avec des transferts dépassant leurs paiements à l’État et un déficit annuel moyen de plus de 2,3 milliards de dinars, soit environ 22 % du déficit budgétaire total, tandis que le privé finance une part substantielle du budget, selon le rapport de IACE.
Réviser les statistiques pour orienter les politiques
Assimiler le tissu économique à 800 000 unités fausse le diagnostic. Il est crucial de distinguer unités économiques, entreprises employeuses, déclarantes et réellement contributrices pour concevoir des politiques publiques efficaces et équitables, rappelle le rapport de IACE.
Vers un nouveau pacte productif
Les recommandations incluent l’élargissement de la base fiscale via la formalisation des micro-activités, le soutien à la montée en gamme des PME et la réduction de la charge budgétaire des entreprises publiques pour renforcer l’État et sécuriser la contribution fiscale du secteur privé, selon le rapport de IACE.
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