Publié le 31-10-2013

BCT : la croissance pour 2013 et 2014 seraient de 3,6% et 4%

Le Conseil a entamé ses travaux en passant en revue les développements récents de la conjoncture économique internationale.



BCT : la croissance pour 2013 et 2014 seraient de 3,6% et 4%

Il a examiné les prévisions actualisées de la croissance économique mondiale du FMI pour les années 2013 et 2014, qui ont été révisées à la baisse à 2,9% et 3,6%, respectivement, et ce, en rapport surtout avec l’aggravation des risques liés au ralentissement de l’activité économique dans plusieurs pays émergents outre les répercussions de la réduction des dépenses publiques aux Etats-Unis et la poursuite de la récession dans la Zone Euro, quoique à un rythme moins accéléré que celui de l’année précédente.

Au plan national, le Conseil a pris connaissance des estimations récentes de la croissance économique pour les années 2013 et 2014 et qui devraient s’établir à 3,6% et 4% aux prix constants, respectivement, contre 3% et 3,7% prévus par le FMI pour les deux mêmes années.


Lors de son examen de l’évolution des derniers indicateurs conjoncturels, le Conseil a relevé la stagnation de l’indice de la production industrielle au mois de juillet et de la tendance à la hausse poursuivie par les principaux indicateurs du secteur touristique au mois de septembre 2013 et ce, pour le deuxième mois consécutif après le repli enregistré au mois de juillet.


En outre, le Conseil a noté la poursuite de la tendance baissière de l’indice des prix à la consommation pour le troisième mois consécutif, avec un taux d’inflation revenant au niveau de 5,8% en glissement annuel au mois de septembre 2013 contre 6% le mois précédent. Par ailleurs, le déficit de la balance courante est demeuré à un niveau élevé au cours des neufs premiers mois de l’année courante (6,1% du PIB contre 6,6% un an plus tôt).
 

Dans ce même cadre, la Banque Centrale a pu maintenir les avoirs nets en devises à un niveau satisfaisant, soit 11.371 MDT ou l’équivalent de 104 jours d’imploration en date du 29 octobre 2013 contre 9.688 MDT et 93 jours à la même date de l’année 2012.


Le Conseil a, également, pris note de la légère atténuation du déficit de la liquidité bancaire au mois d’octobre 2013, ce qui a permis de réduire les interventions de la Banque Centrale sur le marché monétaire revenant à 4.392 MDT jusqu’au 29 octobre contre 4.715 MDT pour tout le mois de septembre. En outre, le taux d’intérêt moyen sur ce marché a enregistré une baisse, au cours de la même période, soit 4,66% contre 4,72%. Par ailleurs, le rythme d’accroissement de l’encours des dépôts auprès du système bancaire et du volume total des concours à l’économie ont accusé un ralentissement au cours des neuf premiers mois de l’année courante par rapport à la même période de l’an passé.


A la lumière de ces évolutions, le Conseil a mis l’accent sur la nécessité du suivi minutieux des indicateurs économiques et des équilibres financiers internes et externes, tout en appelant à la mise en place des réformes nécessaires capables de contourner les risques qui menacent ces équilibres et permettant ainsi le regain de confiance dans les perspectives de l’économie nationale, et a décidé de  maintenir inchangé le taux d’intérêt directeur de la Banque Centrale.
 


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