Publié le 13-01-2022

Ces cellules du corps méconnues qui aident à faire face à l’Omicron

Les cellules T présentes dans le corps humain jouent un rôle protecteur lors d’une infection au variant Omicron du Covid et aident à mieux lui résister, indique le scientifique irlandais Luke O’Neill dans son article sur The Conversation.
 



Ces cellules du corps méconnues qui aident à faire face à l’Omicron

Malgré la propagation rapide de l’Omicron, des scientifiques de différents pays ont pointé le fait que ce nouveau variant semble moins agressif. Le professeur de biochimie à l'École de biochimie et d'immunologie du Trinity College de Dublin Luke O’Neill a expliqué les raisons pour lesquelles l’Omicron causerait plus rarement une forme grave, en donnant des détails dans un article publié sur le site du média en ligne The Conversation.


L’une des raisons se situe dans les cellules T qui sont capables de faire face à ce nouveau variant. Quand le SARS-CoV-2 infecte les poumons, la forme grave survient, ce qui implique des symptômes tels que des difficultés respiratoires, et l'Omicron semble moins capable de le faire, selon le scientifique.
 

"Il y a toutefois une deuxième raison pour laquelle l'Omicron ne semble pas causer de maladie grave. Il s'agit du fait qu'un élément clé du système immunitaire, les cellules T, est capable de gérer l'Omicron", fait savoir Luke O’Neill.
 

La protéine spike à la surface du virus SRAS-CoV-2 est une cible clef pour les anticorps. Ceux-ci s'accrochent à la protéine spike et la bloquent, l'empêchant ainsi d'interagir avec les cellules que le virus tente d'infecter, lui assurant une protection.
 

"La méthode peut paraître un peu extrême, mais elle est surtout redoutablement efficace. Car en tuant la cellule infectée, on élimine aussi le virus qui ne peut donc pas repartir infecter de nouveaux hôtes. C’est comme une explosion contrôlée. Ce processus permet donc de contrôler le virus en l’empêchant de coloniser et pirater toujours plus de cellules", écrit Luke O’Neill.

Une autre étude portant sur les cellules T

Auparavant, des chercheurs de l'Imperial College de Londres avaient déjà révélé que des niveaux élevés de cellules T générées par le corps en cas d’infection par des coronavirus humains sont capables de protéger contre le Covid, selon une étude parue dans la revue Nature Communications.

Toutes les personnes, même en l'absence de vaccination, ne contractent pas le Covid après avoir été exposées au SARS-CoV-2, loin de là. Les scientifiques estiment qu’elles ont une forte immunité de leurs cellules T, phénomène qui s’est produit lors de la rencontre avec d'autres coronavirus humains existant depuis longtemps.

Sputnik