Publié le 25-11-2021

Mourir pour être belles : Les risques et les complications de la liposuccion

La lipoaspiration, ou liposuccion, consiste à retirer les excédents de graisse située en profondeur sous la peau. C’est une opération efficace, à ne pas prendre à la légère.



Mourir pour être belles : Les risques et les complications de la liposuccion

Comme toute procédure chirurgicale, la liposuccion peut engendrer des complications.
Selon Dr David Picovski, une liposuccion ne doit pas avoir lieu si le patient est en trop grand surpoids: la quantité de graisse à retirer doit être limitée pour éviter de trop fatiguer le patient. En effet, au delà d’un retrait de 4 à 5 litres de graisse, il y a un risque d’anémie (qui dépend du chiffre de l’hémoglobine du départ, du poids initial du patient, de la technique…). Cette anémie peut aboutir à une transfusion si elle est mal tolérée (céphalées, malaise, fatiguabilité, .. )

La surcharge graisseuse doit être localisée et non diffuse. Une surcharge diffuse sera plus sensible à un amaigrissement qu’à une lipoaspiration qui ne donnera qu’un résultat partiel.

Avant l’intervention, le patient doit respecter les consignes qui lui seront précisées par son chirurgien et son anesthésiste.

arrêt strict du tabac 15 jours avant l’intervention,
arrêt de la prise d’aspirine, d’anti-inflammatoires 8 jours avant l’intervention,
arrêt de la contraception orale 1 mois avant l’intervention notamment en cas de tabagisme et d’insuffisance veineuse.

L’importance de la technique du chirurgien
L’approche du chirurgien est primordiale dans son indication mais aussi dans sa technique.

La réalisation d’une bonne infiltration de sérum adrénalinée (pour ses effets vasoconstricteurs) avec une attente suffisante permet de diminuer considérablement les pertes sanguines et ainsi d’augmenter la quantité de retrait de graisse et de diminuer la fatigue postopératoire.
L’utilisation de fines canules à bord mousse (4mn par exemple) permet : d’être moins traumatisant pour les tissus, d’obtenir un résultat harmonieux (évitant vagues et irrégularités) et une meilleure rétractation cutanée.

Pour éviter toute complication, la lipoaspiration se doit d’être localisée, homogène, dans le couches profondes graisseuses (ici résultat avec liposuccion à la canule non traumatisante de 4mm)

Une tension artérielle convenable durant l’intervention (en concertation avec l’anesthésiste) permet de diminuer les pertes sanguines.
La mise en place avant même le réveil de la gaine , limitant aussi les pertes sanguines avant que la tension ne remonte lors du réveil.
Pour éviter qu’une d’une trop grande quantité de graisse ne soit retirée en une seule fois, un 2eme temps de lipoaspiration peut être prévu.
Il est déconseillé de procéder le même jour à d’autres interventions (risquant de majorer la perte sanguine).
On conseille au contraire un lever précoce , le port de bas de contention et un traitement par anticoagulants.
Les effets indésirables, malfaçon du chirurgien ?
Une correction excessive, hétérogène peut entrainer des irrégularités de surface, un aspect inégal: bosses, vagues, aggravation du phénomène de “peau d’orange”.
Un relâchement cutané doit être anticipé par le chirurgien qui doit bien s’assurer d’une correction homogène avec la plus fine des canules sans hypercorrection.

Ces effets indésirables et imperfections de résultats peuvent se traiter la plupart du temps de façon efficace par une “retouche” en ambulatoire à partir du sixième mois suivant l’opération.

Les risques les plus graves mais aussi les plus rares
Ces risques sont principalement liés à la liposuccion sous anesthésie générale.

Phlébite et embolie pulmonaire
Ces risques sont majorés en cas de surpoids, de notion d’insuffisance veineuse (et de prise de pilule dans certains cas) et de retrait trop important de graisse (l’anémie post opératoire majore les risques de phlébite). Un lever précoce (les sorties se faisant le plus souvent en ambulatoire si le domicile du patient n’est pas trop éloigné de la clinique), le port de bas de contention et la prévention par anticoagulant font que ce risque est devenu rare.

Infections : elles sont rares compte tenu de la petitesse des incisions et de l’absence de décollement des tissus,
Lésions nerveuses: une diminution de sensibilité (hypoesthésie) est normal les premières semaines. Elle s’améliore sur plusieurs mois.

source 

Notons que cette intervention chirurgicale a causé la mort de plusieurs victimes, qui cherchaient seulement à être plus minces et belles, notamment le cas de Karima Rais…Paix à son âme !