Publié le 30-10-2009

El Teatro : « Nous, on n’aime pas lire » !

A l’occasion de la consultation nationale sur le livre la lecture en Tunisie, l’IFC organise les 29, 30 et 31 2009 octobre  à El Teatro, trois soirées de débats et de rencontres autour du livre et de la lecture.

 



El Teatro : « Nous, on n’aime pas lire » !

A l’occasion de la consultation nationale sur le livre la lecture en Tunisie, l’IFC organise les 29, 30 et 31 2009 octobre à El Teatro, trois soirées de débats et de rencontres autour du livre et de la lecture.

 

Hier, le jeudi 29 octobre 2009, a eu lieu la première rencontre animée par l’universitaire et écrivain Samir Marzouki, qui a modéré le débat entre les intervenantes et le public. Les trois intervenantes sont Danièle Sallenave, auteur de « Nous, on n’aime pas lire », Samia Kammarti, directrice de la Bibliothèque Nationale de Tunisie depuis 2005 (vient d’être nommée directrice du Livre au Ministère de la culture et de la sauvegarde du patrimoine) et Sana Ghnima, éditrice et vice-présidente de l’Union des éditeurs tunisiens.

 

Des questions et des problématiques ont été soulevées dans une anxiété inévitable causée par la conscience commune de cette crise mondiale de la lecture. Des questions comme "pourquoi nous ne lisons plus ?", "La technologie et le rythme de la vie accéléré en sont-ils la cause ?", "La langue et le vocabulaire sont-ils un frein?", "Comment faire pour faire lire et passer cette habitude à notre entourage?" Etc.  

 

« Nous, on n’aime pas lire » était le premier constat qu’a fait Mme Sallenave concernant la pratique de la lecture chez les jeunes et les moins jeunes. Que ce soit en France ou en Tunisie, l’habitude de lire est en cours de disparition. Certes que « Lire et faire lire » n’est pas une science à étudier, mais l’échange quant aux facteurs favorisants la pratique de lire est nécessaire. En effet, le deuxième constat est d’examiner la lecture comme  un mouvement et une conviction à avoir et à transmettre entre individus.

 

L’expérience de l’écrivain Sallenave consiste à rencontrer, dans le cadre d’un programme regroupant plus de 30 écrivains, des collégiens et de les initier à la lecture. Le premier argument est « voir un écrivain en chair et en os est encourageant et plus interactif pour pousser les adolescents à la lecture ». Le contact de l’écrivain avec ces jeunes était fructueux dans les deux dimensions, littéraire et scientifique. La première dimension a donné naissance au livre « Nous, on n’aime pas lire » (qui est la première objection faite par l’un des collégiens qui ont rencontré Mme Sallenave) et a aidé les collégiens à écrire leurs propres pièces de théâtre à partir des lectures qu'ils ont fait. La deuxième est de capter les attitudes et les habitudes des jeunes par rapport à la lecture et d’en déduire les solutions « rusées » qu’il faut adopter (Au cours du débat, un hommage a été rendu à l’école. Cette institution qui a le rôle majeur à initier nos petits à la lecture).

 

 

Des suggestions, des solutions ou des expériences personnelles ont été racontées à travers cette première rencontre qui a duré deux heures. Après, le film français de Laurent Cantet, Entre les murs, a été projeté vers 20h. Ce film, nous explique Hichem Ben Ammar, a été choisi dans le cadre de cette rencontre pour son rapport avec la lecture et le livre. En effet, Entre les murs est adapté du roman de François Bégaudeau et relate, entre autres, le rapport entre école, collégiens et littérature.

 

Le rendez-vous sera renouvelé ce soir à 18h à El Teatro, avec comme modérateur Ridha Kefi, journaliste et auteur et comme intervenants Alain Nadaud (auteur), Françoise Lalande (auteure), Jean Fontaine (chercheur à l’IBLA et historien de la littérature tunisienne), Mohamed Mahjoub Gammoudi (libraire et auteur), Walid Tayaa (cinéaste) et Hichem Ben Ammar (cinéaste).

 

Ces artistes vont nous parler des « Livres qui changent une vie, témoignages et lectures». la rencontre sera suivi, à 20h,  par The Reader (le liseur), un film germano-américain réalisé par Stephen Daldry et adapté d’un roman de Bernhard Schlink.

 

L’entrée est libre.  


Henda


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