Publié le 06-09-2019

Le processus électoral serait ébranlé par l’affaire de la BFT ?

La saisie conservatoire effectuée par la société ABCI sur les actifs de l’Etat tunisien à la TFB à Paris a été commentée sur El Hiwar Ettounsi par l’expert en Finances et Economie Ezzedine Saidane



Le processus électoral serait ébranlé par l’affaire de la BFT ?

Comme l’Etat Tunisien détient la majorité du capital de TFB, le tribunal a autorisé cette saisie qui a eu lieu à la fin du mois d’août.

Saidane a déclaré ne pas être surpris par cette sentence du Tribunal qui est finale et irrévocable. Le tribunal a tout de même laissé la possibilité aux deux pays de convenir du montant de réparation. S’il n’y a pas d’accord, c’est alors le tribunal qui fixera le montant qui peut atteindre le milliard de dollars, c’est-à-dire 2850 milliards de nos millimes que la Tunisie aura à payer. Toute propriété de l’Etat Tunisien à l’étranger peut être alors saisie, explique-t-il. Il a ajouté que tous les moyens de rétablir cette situation ont été annulés.

Saidane a souligné le fait que la conjoncture choisie pour effectuer cette saisie n’est pas innocente elle aurait pu avoir lieu avant des mois. Mais la faire maintenant va ébranler le processus électoral. Il y aura forcément de nouvelles arrestations. Il a mis en garde les personnes actuellement au pouvoir qui doivent prendre très au sérieux cette affaire car de nouvelles saisies peuvent avoir lieu, selon lui.

Il a expliqué que l’Etat tunisien traine cette affaire depuis 1989 et que depuis 30 ans, nous la traitons avec beaucoup de légèreté. Les choses ont notamment empiré au temps de la TROIKA. A cette époque, des documents ont fuité vers l’Etranger et la position s’est particulièrement fragilisée et c’est ce qui décidé une sentence contre nous en 2017.