Publié le 03-09-2019

La Tunisie, la porte d’Afrique pour les universités chinoises

La Tunisie peut "jouer le rôle d'un trait d'union" entre la Chine et l'Afrique en matière de recherche scientifique, a estimé lundi le ministre tunisien de l'Enseignement supérieur, Slim Khalbous, à l'ouverture du Forum de coopération universitaire tuniso-chinois à la Cité des sciences de Tunis.



La Tunisie, la porte d’Afrique pour les universités chinoises

Ce forum de deux jours, qui coïncide avec la 2e édition du China Campus, est marqué par la présence de Wang Senggang, vice-secrétaire général du Conseil des bourses d'études de la Chine (CSC), ainsi que des représentants de 30 universités chinoises et 13 tunisiennes, a-t-on constaté sur place.

Un tel rendez-vous "sera en mesure de renforcer la coopération entre la Chine et la Tunisie dans les domaines académiques et universitaires (...) d'autant plus que les universités tunisiennes auront un accès aux atouts de l'université chinoise", a confié M. Wang à Xinhua.

"Nous célébrons cette année le 70e anniversaire de la fondation de la République populaire de Chine, qui coïncide également avec le 55e anniversaire de l'établissement des relations diplomatiques avec la Tunisie", a noté de son côté l'ambassadeur de Chine en Tunisie, Wang Wenbin.

Saluant les progrès de la coopération sino-tunisienne, particulièrement dans l'enseignement supérieur, il a indiqué que la présence à Tunis d'un grand nombre de représentants d'universités chinoises "prouve l'intérêt porté pour ce pays qui se distingue par des compétences académiques des plus qualifiées sur le plan régional".

Lors du dernier sommet du Forum pour la coopération sino-africaine (FCSA) en septembre 2018 à Beijing, le président chinois Xi Jinping avait annoncé que pas moins de 50.000 bourses universitaires seraient accordées au profit du continent africain sur les trois prochaines années, a rappelé le diplomate.

Selon lui, 40 étudiants tunisiens en ont déjà bénéficié en 2019, un nombre qui a doublé par rapport à l'année précédente.

"L'université chinoise affiche de plus en plus une tendance ouverte sur le monde entier, plus précisément envers l'Afrique", a salué M. Khalbous. "La Tunisie pourrait ainsi jouer le rôle d'un trait d'union entre la Chine et ces pays en matière de recherche scientifique".

Le directeur général de l'enseignement supérieur tunisien, Abdelmajid Ben Ammar, a précisé à Xinhua que son pays comptait 14 pôles universitaires publics, en plus de la Direction générale de l'enseignement technologique qui chapeaute 25 institutions.

La Tunisie consacre 4,5% du budget national à l'enseignement supérieur et à la recherche scientifique.


XINHUA