Publié le 20-08-2019

Malgré de meilleurs chiffres en économie, le Tunisien reste pessimiste

L’Institut national de statistiques a publié dernièrement des chiffres qui indiquaient que l’économie tunisienne se portait désormais mieux pendant la première moitié de 2019. Mais les Tunisiens, selon une consultation générale d’Emrhod Consulting sortie en juillet dernier, restent pessimistes quant à la situation générale et économique en particulier.



Malgré de meilleurs chiffres en économie, le Tunisien reste pessimiste

Parmi ces chiffres qui annoncent l’embellie, on note une croissance de 1,1%, une hausse du PIB de 1,2% pendant le deuxième trimestre de l’année en cours par rapport à la même période de l’année précédente et de 0,5% par rapport au 1er trimestre de l’année en cours selon l’INS.

Mais en contrepartie, dans un rapport plus complet sur la croissance économique pendant le deuxième trimestre de 2019, il y a eu la publication de chiffres plus mitigés et moins optimistes tels que : la régression de la valeur ajoutée des secteurs des Industrie manufacturière et des Industrie non manufacturière au deuxième trimestre de l’année en cours.

Par ailleurs, la valeur ajoutée du secteur des matériaux de construction et de la céramique a augmenté de 2,2%, celle des industries agricoles et agroalimentaire de 1,8% et celle des industries mécaniques et électriques stabilisée à 0,1%.

Par ailleurs, la performance du secteur minier a augmenté de 1,1% en raison de l’augmentation de la production de phosphate de 8,8%, contre la baisse de la production d’autres industries extractives telles que le sel, qui a diminué de 25% au deuxième trimestre de 2019 par rapport à la même période de l’année précédente. 

Une Croissance négative de 1,4% pour le secteur du bâtiment. La valeur ajoutée du secteur de l'agriculture et de la pêche a augmenté de 2,8% au deuxième trimestre de cette année par rapport à la même période de 2019 en raison de la production record de céréales, compte tenu notamment de la production prévue d'environ 24 millions de quintaux en 2019. Ces chiffres, même s’ils sont en général positifs, sont accueillis avec beaucoup d'insatisfaction par les citoyens appartenant aux différentes couches sociales.

Parmi les raisons de l’insatisfaction et du pessimisme du Tunisien, il y a principalement la défaillance de la communication politique du gouvernement. Il y a également la crise du secteur de la santé qui sévit depuis quelques années déjà avec la pénurie de médicaments, le décès des nouveau-nés ainsi que les hôpitaux insalubres et surpeuplés. La troisième raison relevée serait la corruption qui ne démord pas dans le pays malgré les efforts montrés dans ce sens.