Publié le 01-06-2019

Un tireur fait 12 morts dans une station balnéaire américaine

Un employé municipal d'une station balnéaire de la côte est américaine a ouvert le feu vendredi dans un bâtiment public de la ville, faisant 12 morts avant d'être lui-même abattu par la police.



Un tireur fait 12 morts dans une station balnéaire américaine

Cette énième tragédie, dans un pays marqué par la violence des armes à feu, s'est produite à Virginia Beach, ville de 450.000 habitants à environ 300 kilomètres au sud de Washington.

"Nous avons maintenant 12" victimes décédées, a déclaré à la presse le chef de la police de Virginia Beach, James Cervera. Un premier bilan de 11 morts s'est alourdi avec le décès d'un blessé durant son transport à l'hôpital.

Quatre autres personnes blessées sont soignées dans les hôpitaux de la région et d'autres auraient pu s'y rendre par leurs propres moyens, a-t-il précisé.

L'enquête est en cours et les autorités n'ont encore donné aucune indication sur le nom ou les motivations du tireur, indiquant simplement qu'il était un employé de longue date des services publics de la ville.

Le suspect, "un employé de longue date", est entré dans un bâtiment municipal et a commencé "immédiatement à tirer à l'aveugle sur toutes les victimes", a raconté Cervera.

Une victime a été tuée à l'extérieur près de son véhicule. Les autres ont été retrouvées dans les trois étages du bâtiment.

Repérant l'étage où se trouvait le tireur par le bruit des balles, des policiers sont intervenus. "C'était un long échange de coups de feu entre ces quatre policiers et le suspect."

Selon  Cervera, le tireur était armé d'un pistolet de calibre .45 équipé d'un silencieux et l'a rechargé à plusieurs reprises. L'arme et de nombreux chargeurs vidés ont été retrouvés sur place.

Touché, le tireur que les policiers ont tenté en vain de réanimer a succombé à ses blessures. Cervera a précisé qu'un policier avait été "sauvé" par son gilet pare-balles.

Selon Cervera, les policiers "ont empêché cet individu de commettre un carnage encore pire dans ce bâtiment" susceptible d'accueillir jusqu'à 400 personnes. Les lieux de la fusillade s'apparentent à une "zone de guerre".


AFP