2026-09-26 نشرت في
Drogues en Tunisie : une avocate explique la différence entre consommation et trafic
Les affaires liées aux stupéfiants constituent un dossier qui suscite de nombreuses interrogations en Tunisie, notamment face aux risques liés à la consommation et au trafic et à leurs conséquences sur les jeunes et les enfants. Dans ce contexte, l’avocate internationale et militante des droits humains Myriam Laouati Bouassida a expliqué que la législation tunisienne établit une distinction entre le consommateur et le trafiquant et ne les place pas sur le même plan juridique.

Consommation et trafic : une distinction prévue par la loi
Myriam Laouati Bouassida a souligné l’importance de la qualification juridique des faits, estimant que le consommateur et le trafiquant se distinguent par la nature des actes commis, leur degré de gravité et les sanctions encourues.
Selon ses explications, la législation relative aux stupéfiants sanctionne la consommation ou la détention d’une substance stupéfiante destinée à la consommation, avec des peines d’emprisonnement et des amendes. Elle a également rappelé que la sanction applicable à la consommation a été allégée depuis 2017, considérant que les personnes souffrant d’addiction ont également besoin de soins et d’accompagnement, et pas uniquement d’une réponse carcérale.
Qu’en est-il du trafic ?
Concernant le trafic et la commercialisation des stupéfiants, l’avocate a expliqué que la loi prévoit un traitement plus sévère. Cela concerne notamment la culture, la récolte, la distribution, le transport, l’intermédiation ou encore la détention lorsqu’elles sont liées à une intention de trafic.
Les sanctions varient en fonction de la nature des faits et des circonstances qui les entourent. Elles peuvent atteindre de longues peines d’emprisonnement ainsi que des amendes importantes, tandis que certaines circonstances prévues par la loi entraînent un durcissement des peines.
Des circonstances aggravantes
Myriam Laouati Bouassida a précisé que la loi prévoit un renforcement des sanctions dans certaines circonstances, notamment lorsque les faits impliquent un mineur, sont commis dans des lieux publics ou des espaces de loisirs, ou lorsqu’ils sont liés à des réseaux ou à des bandes organisées, en plus d’autres situations prévues par la législation.
Elle a également insisté sur le fait que la gravité du phénomène des stupéfiants ne se limite pas à son aspect pénal, ses conséquences pouvant toucher les individus, les familles et l’ensemble de la société, notamment avec les inquiétudes liées à l’exposition de catégories de plus en plus jeunes à la consommation.
« Écoutez vos enfants avant d’entendre parler d’eux »
Dans un message de sensibilisation destiné aux parents, l’avocate a appelé à être attentif aux enfants, à les accompagner et à les écouter, considérant que la prévention constitue un élément essentiel dans la lutte contre le phénomène des stupéfiants.
Elle a également plaidé pour une approche globale combinant dissuasion, traitement et prévention, soulignant que la lutte contre les stupéfiants ne peut reposer uniquement sur les mesures répressives, mais doit également s’appuyer sur des dispositifs de prise en charge, de prévention et de pr
