Publié le 16-07-2011

La Kasbah de Tunis tente de faire revivre la révolution

Six mois après la chute du régime de l'ancien président tunisien, Zine El-Abidine Ben Ali, des internautes tunisiens ont appelé à retourner place de la Casbah, à Tunis, pour un "sit-in du retour", vendredi 15 juillet, sur la page Facebook du groupe Sit-in de la Casbah 3.



La Kasbah de Tunis tente de faire revivre la révolution

Des milliers d'internautes avaient promis de s'y retrouver pour faire revivre la révolution. Une révolution qui a, pour eux, un goût d'inachevé. Au nombre de leurs revendications (précisées sur l'affiche ci-dessus) figurent ainsi : la restructuration de la Haute instance pour la réalisation des objectifs de la révolution, présidée par Yadh Ben Achour, avec notamment l'exclusion des partis favorables à la normalisation avec Israël ; une plus grande implication des jeunes ; le limogeage des ministres de l'intérieur Habib Essid et de la justice Nazhar Karoui Chebbi ; l'indépendance de la magistrature ; la condamnation des responsables des morts de la révolution et des symboles de la corruption ; l'amnistie générale pour les prisonniers politiques, promise au lendemain de la révolution ; et le maintien des élections à la date du 23 octobre.

La faiblesse de la mobilisation fait écho à la levée de boucliers virtuelle dont a été l'objet ce nouvel appel à manifester. Les administrateurs de la page Facebook Tunisie ont ainsi été vilipendés par de nombreux internautes, après avoir annoncé leur décision de soutenir le sit-in. Un choix en adéquation avec le résultat d'un sondage réalisé sur leur page, mais qui a été jugé peu représentatif par les internautes, pour n'avoir recueilli que 6 000 suffrages sur les 768 000 internautes membres.

Une majorité des commentateurs dénonçent ainsi une nouvelle initiative de révolutionnaires jusqu'au-boutistes, qui aura pour conséquence de bloquer à nouveau le pays et de provoquer "l'anarchie", alors même que l'économie est "en chute libre" et que des "forces obscures" cherchent à prendre le pouvoir.

 

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